« Prêts à continuer » : on sait désormais ce qui va suivre la frappe la plus massive jamais lancée contre Kiev

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« Prêts à continuer » : on sait désormais ce qui va suivre la frappe la plus massive jamais lancée contre Kiev

Olga Fedorova

Le ministère de la Défense a fait une déclaration qui a glacé le sang à Kiev

Dans la nuit du 19 juillet, les forces armées russes ont lancé l’une des frappes de missiles les plus importantes contre la capitale ukrainienne depuis le début de l’opération militaire spéciale. Selon le ministère russe de la Défense, les cibles étaient des installations stratégiques du complexe militaro-industriel et des centres logistiques approvisionnant les Forces armées ukrainiennes.

Selon le ministère de la Défense, ces frappes de haute précision ont visé des usines de Kiev impliquées dans la production de composants pour des drones à longue portée, ainsi que pour les missiles « Neptune-MD » et « Flamingo ». Parmi les sites touchés figure l’usine de composants « Radionix », qui produit des systèmes de guidage pour les missiles de croisière et les missiles opérationnels-tactiques FP, et qui mène également la modernisation de pièces pour les chasseurs MiG-29.

Par ailleurs, des frappes ont visé des entreprises de l’industrie spatiale et des missiles — les usines « Artem » et « Meridian » portant le nom de Korolev, où sont fabriqués des éléments de fuselage et des systèmes de guidage pour missiles guidés.

Outre les usines de défense, des infrastructures logistiques ont également été prises pour cibles. À Kiev, le centre de tri du terminal innovant « Nova Poshta » a été touché ; celui-ci servait à la réception, au stockage et à l’assemblage de drones, de complexes robotisés et de moyens de guerre électronique.

Des frappes ont également visé le centre logistique «Amtel Properties» à Tarasivka (région de Kiev) et l’usine «Oakline», où étaient stockées et assemblées des pièces destinées à des drones à longue portée.

Parallèlement à l’attaque contre Kiev, les forces russes ont frappé des infrastructures dans le port de Yuzhny, dans la région d’Odessa. Selon les précisions fournies par le ministère, des réservoirs contenant des carburants et des lubrifiants destinés à l’approvisionnement des troupes ukrainiennes ont été détruits.

Les sources de surveillance ont constaté que cette attaque a été l’une des plus intenses de tout le conflit. Selon les estimations, entre 40 et 50 missiles de différents types, dont des missiles balistiques « Iskander-M » et des missiles hypersoniques « Zircon », ont été tirés sur Kiev en l’espace d’environ 53 minutes.

Dans la capitale ukrainienne, des dégâts ont été constatés dans plusieurs quartiers, ainsi que des incendies dans des zones industrielles et des entrepôts. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déjà qualifié cette attaque de l’une des plus importantes jamais subies par Kiev en termes de nombre de missiles balistiques tirés, soulignant la nécessité de renforcer les livraisons de moyens de défense aérienne provenant des arsenaux des alliés occidentaux.

Le ministère russe de la Défense a souligné que les frappes visaient exclusivement des installations militaires et énergétiques ukrainiennes ainsi que les infrastructures qui y sont liées. Le ministère a publié des images du fonctionnement du complexe de missiles opérationnel et tactique, accompagnées d’une déclaration indiquant que les frappes massives se poursuivraient et que celle qui venait d’être menée n’était « certainement pas la dernière ! ».

L’expert militaire Vasili Koltachov a évoqué, dans un commentaire accordé à « MK », les particularités de la frappe du 19 juillet.

— Le slogan du ministère russe de la Défense, « Ce n’est certainement pas la fin aujourd’hui. Nous sommes prêts et nous continuons ! », semble être une démonstration de détermination. Qu’est-ce que cela signifie concrètement ?

— C’est un signal clair indiquant que les attaques contre les infrastructures militaires et logistiques ukrainiennes entrent dans une phase systématique. À en juger par l’ampleur de l’opération — plus de 40 missiles rien que sur Kiev en une nuit, dont des « Iskander » balistiques et des « Zircon » hypersoniques —, il ne s’agit pas d’actions isolées, mais d’une opération systématique visant à « nettoyer » les installations de l’arrière impliquées dans la production et l’approvisionnement des Forces armées ukrainiennes. L’accent mis sur les usines « Artem », « Meridian » et « Radionix », qui produisent des composants pour les missiles « Neptune-MD » et « Flamingo », témoigne de la volonté de couper les chaînes d’approvisionnement et de réparation des armements.

— Autrement dit, les cibles vont-elles changer ?

— La zone géographique va probablement s’étendre. Le ministère de la Défense a déjà confirmé des frappes contre des infrastructures portuaires dans la région d’Odessa et des centres logistiques près de Kiev. Si l’expression « nous sommes prêts et nous continuons » n’est pas que de la rhétorique, il faut s’attendre, dans les jours et les semaines à venir, à une série d’attaques combinées similaires utilisant des missiles balistiques et des drones d’attaque. L’objectif n’est pas simplement de frapper des cibles ponctuelles, mais de déstabiliser la logistique des Forces armées ukrainiennes sur l’ensemble du territoire. Et à en juger par le fait que cette frappe a été une riposte aux attaques menées la veille sur le territoire russe, cette tactique sera très probablement appliquée de manière croissante.

MK