Le Pakistan refuse d’activer le pacte de La Mecque pour se joindre à la guerre saoudienne contre le Yémen

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Selon des informations hébraïques, le royaume aurait adressé une demande « indirecte » d’aide israélienne contre Sanaa

Le Pakistan a refusé la demande de l’Arabie saoudite de se joindre à la guerre au Yémen et de contrer l’offensive éclair lancée par les Forces armées yéménites (YAF) à travers le pays – ainsi que les frappes de missiles et de drones contre des sites militaires et énergétiques

DERNIÈRE MINUTE : Le Pakistan a rejeté la demande de l’Arabie saoudite de se joindre à la lutte contre les Houthis au Yémen dans le cadre du Traité de défense de La Mecque, Islamabad faisant valoir que le pacte « ne couvre pas une situation préexistante » telle que la guerre au Yémen, et ne s’applique qu’aux guerres ayant débuté après sa signature,…— The Hormuz Letter (@HormuzLetter) 12 septembre 2026

« Il n’y a rien de tel à l’ordre du jour pour l’instant… Le moment venu, (nous) agirons conformément à l’accord », a déclaré le 10 septembre le porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères, Sajjad Haider Khan.

Cette déclaration contredit l’Accord de défense conjoint de La Mecque conclu entre le Pakistan, la Turquie et l’Arabie saoudite, qui stipule qu’« une attaque contre l’un d’entre eux est une attaque contre tous ».

Elle contredit également les récentes déclarations d’Islamabad.

Selon Israel Hayom, Riyad aurait également sollicité indirectement le soutien d’Israël pour faire face au Yémen.

« Des demandes ont été adressées directement à d’autres États du Golfe et à l’Égypte. Israël a été contacté indirectement par l’intermédiaire du CENTCOM, avec une demande de renseignements et d’autres formes d’assistance susceptibles d’empêcher [Ansarallah] de bloquer le détroit de Bab al-Mandab », indique l’article en hébreu.

« Dans ses appels, Mohammed ben Salmane a mis en garde contre les graves dommages qui pourraient être infligés à l’ensemble de la région et à l’économie mondiale si le détroit venait à être bloqué », ajoute-t-il.

Mohammed ben Salmane (MbS) a rencontré lundi le chef du Commandement central américain (CENTCOM), Brad Cooper, pour discuter « des relations saoudo-américaines et des développements régionaux », selon un communiqué de presse.

Cette rencontre fait suite à des informations selon lesquelles Riyad aurait sollicité l’aide militaire américaine contre Ansarallah, qui a annoncé de nouvelles opérations militaires à l’intérieur de l’Arabie saoudite.

La YAF a déclaré avoir « mené une opération militaire d’envergure visant des installations et des infrastructures militaires de la base aérienne du roi Khalid à Khamis Mushait ».

Cette opération constituait une « riposte à l’agression flagrante de l’Arabie saoudite contre notre pays et notre peuple, et s’inscrit dans le contexte de l’escalade majeure menée par ce pays, qui a lancé plus de 300 frappes aériennes au cours des cinq derniers jours à l’aide d’avions de chasse saoudiens F-15 et Typhoon, visant la plupart des gouvernorats yéménites et décollant des bases aériennes de Khamis Mushait et de Taïf ».

Il a ajouté que des hangars à avions, des radars, des pistes d’atterrissage, des sites de munitions et « d’autres cibles » avaient été touchés. Des sirènes ont retenti dans toute l’Arabie saoudite pendant la nuit en raison des frappes yéménites.

Des sirènes retentiraient actuellement à travers l’Arabie saoudite à la suite de nouvelles frappes yéménites, lancées en réponse aux attaques aériennes en cours.
pic.twitter.com/zfMXbtIlIT pic.twitter.com/nspIJRqgJx— Real News (@DrNeculai) 14 septembre 2026

Le royaume a mené des attaques aveugles contre le Yémen, mais n’a pas réussi à empêcher les Forces aériennes yéménites (YAF) de frapper son territoire. Celles-ci ont lancé une offensive éclair contre les milices soutenues par Riyad sur la côte ouest, leur infligeant de lourdes pertes.

Cette opération s’inscrit dans le cadre d’une campagne visant à chasser la coalition dirigée par l’Arabie saoudite du Yémen. Elle a permis aux Forces aériennes yéménites (YAF) de s’emparer de l’entrée du détroit stratégique de Bab al-Mandab.

Axios a rapporté la semaine dernière que l’Arabie saoudite avait «exhorté» le président américain Donald Trump à intervenir militairement, mais Washington a limité son soutien à une aide en matière de renseignement et de ciblage.

L’oléoduc est-ouest de l’Arabie saoudite – mis en service par Riyad pour contourner le blocus iranien à Ormuz – a été gravement endommagé lors d’une récente attaque au Yémen. Le royaume a affirmé que les drones utilisés lors de cette frappe avaient été lancés depuis l’Irak.

Riyad va « épuiser » ses réserves de pétrole s’il ne réactive pas, « d’ici quelques jours », cet oléoduc stratégique de la mer Rouge, a rapporté Reuters le 13 septembre.

The Cradle