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C’est donc devenu une habitude. Ou une obsession. Depuis la blessure ouverte par l’identité nationale, dans la majorité, on ne peut s’en empêcher. Il faut coûte que coûte différencier les . Puisqu’il faut répéter contre les répétitions, répétons. Je ne fais aucune différence, pas plus que l’article premier de la constitution, entre les citoyens d’origine étrangère et les autres, je ne fais aucune différence entre les citoyens musulmans et les autres, je ne fais aucune différence entre les citoyens naturalisés et les citoyens de naissance.
Mais voilà la triste révélation de cet épisode : nous ne nous sentons déjà plus grand-chose. Aurions-nous donc si bien entériné notre impuissance ? Pourrions-nous donc nous contenter de ne plus décider que de la couleur du papier peint de la salle commune de notre maison de retraite ? Les feuilletons judiciaires ne suffisent plus à nous tenir en haleine, alors nous avons besoin sans cesse de nouveaux rideaux de fumée. L’euro s’effondre. L’Etat se délite sous nos yeux. Les plus graves menaces financières pèsent sur le monde, de la bulle chinoise à la dette américaine. Des révoltes sont réprimées dans le sang sur l’autre rive de la Méditerranée, mais il n’y a rien de plus urgent que de polémiquer sur le défilé du 14 Juillet.
La candidate des Verts ne descend pas de son drakkar, mais nous, nous avons du mal à franchir la palissade de notre village gaulois. Pourtant le monde n’attendra pas le défilé de l’an prochain. Alésia, c’est quoi Alésia ?