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Chômage des jeunes, Contrats aidés, François Hollande, Hausse du chômage, Jean Francois Copé, Promesse non tenue, UMP
Marine Le Pen, présidente du FN, a expliqué que la hausse était « trop forte pour pouvoir être maquillée » par François Hollande.
La présidente du FN, Marine Le Pen, a estimé jeudi que François Hollande avait « tout fait pour essayer de parvenir à une baisse artificielle du nombre de chômeurs » mais que malgré cela la hausse était « trop forte pour pouvoir être maquillée ». Dans un communiqué publié après l’annonce de l’augmentation du nombre de demandeurs d’emplois en novembre, la patronne du FN écrit que « loin d’être inversée », la courbe du chômage « suit en fait la même pente depuis des années, une pente dramatique ».
« François Hollande a tout fait pour essayer de parvenir à une baisse artificielle du nombre de chômeurs (radiations, utilisation sélective des statistiques, augmentation massive des emplois aidés, etc.) », poursuit-elle. « Il est consternant de voir que malgré tout ça, la hausse réelle du chômage est trop forte pour pouvoir être maquillée statistiquement en une baisse », ajoute-t-elle. Selon elle, « le chômage de masse continue de progresser en France, et continuera de monter en 2014. Cela fait maintenant dix ans que le chômage augmente, inéluctablement, et que, gouvernement PS, ou gouvernement UMP, rien ne change ».
Selon lui, « la multiplication des contrats aidés et des radiations n’aura pas suffi à masquer l’implacable réalité : le nombre de chômeurs n’a jamais été aussi élevé dans notre pays ». « Écrasées d’impôts, de taxes, de normes, soumises à des décisions politiques néfastes et à une instabilité permanente, les entreprises n’arrivent plus à produire en France et à créer des emplois », a dénoncé le président de l’UMP. « C’est un nouveau signal de l’échec complet de la politique de François Hollande », a-t-il estimé. « Le président de la République avait pourtant lui-même invité les Français à le juger sur l’objectif d’une inversion de la courbe du chômage avant la fin de l’année 2013 », a ajouté Jean-François Copé.
« François Hollande doit reconnaître son échec devant les Français et en tirer immédiatement toutes les conséquences : il est impératif de changer radicalement de politique économique et sociale », a-t-il fait valoir. Pour Jean-François Copé, « il est temps de redonner aux Français de la liberté afin qu’ils puissent développer leurs talents et créer de l’emploi en France ». « Je demande solennellement à François Hollande de s’inspirer des mesures que nous avons proposées et d’en finir avec l’idéologie et l’amateurisme », a encore indiqué Copé, citant parmi ces mesures la « fin des 35 heures », la « baisse du coût du travail et de la fiscalité » ou encore « la simplification drastique des normes ».
François Fillon, ancien Premier ministre (UMP) : « Ce soir le piège se referme un peu plus sur François Hollande qui est en passe de perdre son grand pari politique d’inverser la courbe du chômage. Cet échec prévisible est le résultat d’une mauvaise stratégie économique. Aucune décision forte n’est intervenue pour se donner véritablement les moyens de cette inversion. Alors que le gouvernement aurait dû accélérer sur l’investissement, sur la compétitivité et le désendettement, la France est redevenue championne d’Europe des impôts. Le premier tiers du quinquennat de François Hollande n’a été que du temps perdu pour l’économie française face à l’urgence du redressement national. » (communiqué)
Florian Philippot, vice-président du Front national : « C’est un nouveau bug de communication, car ce gouvernement, à défaut d’agir, comme le précédent, compense par de la surcommunication, avec cette histoire folle d’inversion de la courbe pour la fin 2013. Le gouvernement doit se fixer un seul objectif : relancer la croissance, la création de valeurs, et donc l’emploi, car il est évident que le chômage continue d’augmenter dans un pays qui est à 0 % de croissance (…) On espère bien sûr que le chômage va diminuer, on peut croire aux miracles, mais il n’y a pas de raison que ça arrive. » (i->Télé)
François de Rugy, coprésident du groupe écologiste à l’Assemblée nationale : « Il y a une tendance moins mauvaise depuis plusieurs mois. Mais nous n’avons pas encore tout fait. Il faut poursuivre les réformes de structure : l’accord sur la formation professionnelle doit être transcrit dans la loi au plus vite. La transition énergétique est un grand chantier créateur d’emplois nouveaux et durables. » (Twitter)
Dominique Bussereau (UMP) ancien secrétaire d’État aux Transports : « Triste échec du gouvernement dans la lutte contre le chômage. Pas de Sapin de Noël pour cette promesse – une de plus – non tenue. » (Twitter)
Yves Jégo, délégué général de l’UDI et ancien secrétaire d’État à l’Outre-mer, juge « qu’aucune perspective durable de baisse significative du chômage ne semble hélas poindre à l’horizon ». « La France paye ainsi très cher la double erreur économique d’une majorité socialiste qui a préféré le gourdin fiscal aux réformes structurelles indispensables pour baisser la dépense publique. » (communiqué)
Éric Woerth (UMP) ancien ministre du Travail, a qualifié la réaction de l’Élysée de « ridicule ». « Il faut que le gouvernement descende de son arbre. » « On peut un peu biaiser par les statistiques, on peut occuper des gens dans des emplois d’avenir, mais la vraie réalité » est qu' »on augmente la précarité et on dégonfle artificiellement le chômage. » Le pari de François Hollande « est idiot et donc il est perdu. » (BFM TV)
Éric Ciotti, député UMP : « Les artifices de communication de ce gouvernement et de Hollande se sont fracassés devant le mur des réalités. Un échec. » « Les faux emplois d’avenir détruisent plus d’emplois qu’ils n’en créent car ils sont financés par la hausse massive des impôts. » (Twitter)
Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République (DLR) : « En tentant de jouer sur des apparences statistiques aussi aléatoires que peu significatives, le président de la République et le Parti socialiste s’imaginent mener les Français en bateau. Mal leur en prend : ils vont vite devoir déchanter, car la lutte contre le chômage n’est pas un jeu, tandis que nos concitoyens ne croient plus depuis belle lurette au trompe-l’oeil des emplois aidés. » (communiqué)
Sébastien Huyghe, député UMP : « Il est grand temps que François Hollande comprenne la réalité économique de notre pays, qu’il change de politique, qu’il cesse le matraquage fiscal des entreprises comme des Français, car celui-ci casse la croissance, fait perdre de la compétitivité à nos entreprises et au final fait augmenter le chômage. » (communiqué)
Alexis Corbière, secrétaire national du Parti de gauche : « C’est sérieux et je crois que Michel Sapin a embrouillé un peu les choses, et ça, je trouve que ce n’était pas digne. » « La politique menée par ce gouvernement ne permet pas de faire reculer le chômage« , mais « on peut faire autrement ». « Si on veut empêcher la hausse du chômage, il faut empêcher la destruction d’emplois, ça peut sembler simpliste comme idée, mais c’est la base de tout. » (BFM TV)
Éric Aubin, secrétaire confédéral de la CGT : « Pas de cadeau de Noël pour le gouvernement et la galère se poursuit pour les demandeurs d’emploi. Trois clignotants continuent d’être au rouge : le chômage des jeunes, le chômage des seniors et le chômage de longue durée. Les emplois aidés sont certes utiles, mais ça ne fait pas une politique de l’emploi. Il faut remettre à plat les aides publiques et redéfinir une autre politique de l’emploi. C’est la seule solution pour inverser la courbe du chômage. En dessous de 1,5 % de croissance, on ne crée pas d’emplois. Pour moi (François Hollande) a perdu son pari. Là, l’inversion, il ne faut pas s’y attendre. »
Véronique Descacq, secrétaire générale adjointe de la CFDT : « Ces chiffres sont décevants et médiocres et montrent qu’il faut poursuivre avec plus de volontarisme les politiques de soutien à l’emploi », notamment la formation des chômeurs et le dispositif des contrats de génération, qui n’a « pas bien marché ». « D’un mois à l’autre, on voit qu’on a vraiment du mal à sortir du chômage les seniors et les chômeurs de longue durée. Nous n’avons jamais tellement misé sur l’inversion (de la courbe du chômage). Notre préoccupation est vraiment de faire en sorte que par l’intermédiaire des dispositifs aidés, les jeunes et les plus éloignés de l’emploi remettent le pied à l’étrier. Mais c’est aussi que l’économie reparte sur un rythme de croissance et de confiance en elle qui fasse que l’investissement et les créations d’emplois reprennent. »
Stéphane Lardy, secrétaire confédéral de FO : « L’inversion de la courbe du chômage n’est pas pour aujourd’hui. Effectivement ça augmente moins vite qu’avant, mais globalement on a une situation qui stagne, avec sans doute des passages de catégories à d’autres. On laisse toujours les mêmes derrière : le chômage des seniors augmente, celui des demandeurs d’emploi de longue durée ne bouge pas. Et malheureusement l’absence de croissance fait que le nombre de chômeurs ne va pas diminuer. Les entreprises continuent à supprimer des postes pour regagner des marges, de la productivité. Le risque majeur en 2014, c’est une croissance sans emploi. »
Medef : « Les réformes structurelles sont nécessaires pour engager une dynamique durable de création d’emplois. » Cela « ne pourra se faire que grâce à des entreprises compétitives et les emplois aidés ne sont que des outils conjoncturels ». Le patronat appelle à un « allégement de la fiscalité pesant sur les entreprises, l’allégement du coût du travail » et « la simplification de notre réglementation ». Il plaide pour une « baisse des prélèvements obligatoires et des dépenses publiques » pour « redonner de l’air aux entreprises comme aux citoyens ».
Source : Le Point.fr (avec AFP)
Publié le 26/12/2013