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Alors que le peuple français va s’exprimer dimanche pour la première fois depuis 2012, la France offre le spectacle inquiétant d’une démocratie mal en point. Je l’ai mesuré sur le terrain où j’ai multiplié les déplacements de soutien à nos candidats, de Belfort à Castelnaudary, de Bourgoin-Jallieu à Lille.
Partout, j’ai senti monter la colère.
Colère contre le chômage de masse qui entraine la désespérance de notre jeunesse et la peur du progrès.
Colère contre une fiscalité étouffante qui noie les entreprises et les ménages.
Colère contre l’échec de l’intégration et la décomposition de notre modèle républicain.
Colère contre un gouvernement discrédité qui fragilise nos valeurs : la sécurité, la famille, l’éducation, la liberté d’oser et la fierté de réussir.
Colère contre une vie politique qui se délite par le non-respect des engagements pris, la peur d’affronter la vérité, les affaires, l’instrumentalisation de la justice…
Dimanche, l’enjeu est d’abord local. Mais les Français ont l’occasion de donner un avertissement sévère à François Hollande. Plus la sanction sera rude, plus la gauche sera obligée d’écouter la France qui réclame plus de liberté pour entreprendre et moins d’impôts pour respirer.
Certains sont tentés de s’abstenir. D’autres envisagent de voter pour des partis extrémistes qui exploitent la désespérance. Mais ceux-ci ne proposent que des solutions illusoires et dangereuses qui entraineraient notre pays vers les ravins.
J’entends et je comprends votre colère. Mais je vous demande de l’orienter sur un vote constructif. S’abstenir ou voter pour l’extrême-droite, ce serait affaiblir la nécessité du sursaut. Un Front National élevé favoriserait les candidats de gauche et conforterait le président de la République qui fait tout pour l’encourager. Seul le vote pour la droite républicaine et le centre est en mesure de concilier utilement la protestation et l’action.
Pendant ces semaines de campagne, je me suis attaché à apaiser et à rassembler pour convaincre nos concitoyens que nous serons, demain, capables de redresser la France. C’est avec la conscience que notre famille politique a encore beaucoup à prouver que je sollicite, au nom de tous nos candidats, la confiance d’un peuple qui gronde.
François Fillon