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Le 3 juin 2014

L’histoire veut qu’être français, c’est aussi soutenir les chrétiens d’Orient, pas les combattre…

Vendredi 30 mai, Mehdi Nemmouche est arrêté à Marseille. Sur lui : un revolver, une kalachnikov et un drap de l’État islamique en Irak et au Levant, groupe djihadiste originaire d’Irak et combattant en Syrie…

Le gouvernement ne sait que faire pour se rassurer et parle de « loup solitaire »… Mais si les renseignements « perdent la trace » de ces criminels, c’est tout simplement parce qu’ils sont trop nombreux… Il y aurait 700 djihadistes « français » en Syrie… Mais combien sont restés là, combien arrivent chaque jour aux portes de l’Europe ? Si ce Mehdi s’est « radicalisé en prison », alors combien d’autres soldats attendent derrière les grilles ?

Celui qui était encore, il y a quelques mois, un « combattant de la liberté », qui aurait été en d’autres circonstances une « chance pour la France », est soudainement devenu terroriste… Tout tient à si peu de chose, décidément…

Réaction de Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur ? « L’islam n’a rien à voir avec ce comportement. » Fascinante, cette capacité à condamner systématiquement d’éventuels « amalgames » avec plus de détermination que l’horreur elle-même… Fascinante, mais criminelle. Beaucoup de musulmans n’ont rien à voir avec ces monstres, la population syrienne le prouve, mais l’islam si, puisqu’ils réussissent à puiser dans ses textes toute leur motivation.

La France a décidé, il y a trois ans, de parier sur l’opposition syrienne… Il y avait, certes, en son sein quelques personnes bien intentionnées mais, rapidement, les djihadistes sont arrivés de toutes parts, et seul l’Occident a refusé de voir, de comprendre et de cesser d’apporter son soutien…

Ce fou furieux est responsable de ses actes, soyons clairs, mais s’il y a une seule partie de la France qui doit s’imputer une part de responsabilité, c’est bien le gouvernement, et lui seul. Multirécidiviste condamné à sept reprises, incarcéré cinq fois, Mehdi Nemmouche n’est autre qu’un voyou islamisé, sans cesse excusé par la « justice » et qui aura fini, lui aussi, par tuer. En Syrie d’abord, avec la bénédiction de nos « élites », puis en Europe où ces dernières, tout à coup, condamnent son geste… Ce type résume à lui seul toute la schizophrénie du gouvernement. Rien n’a jamais changé dans son combat, rien.

La voilà, la réalité : cet homme est présenté partout comme « Français » mais personne n’est dupe : il n’a de français que sa carte d’identité, et peut-être son arme, « offerte » par Fabius en Syrie… Il est djihadiste, sa seule patrie est l’islamisme.

Parce qu’avant ces quatre victimes juives de Bruxelles, combien de Syriens, et plus particulièrement combien de chrétiens syriens égorgés, crucifiés, tués par ce Mehdi Nemmouche et ses camarades de lutte pour l’avènement d’un État islamique ?

L’histoire veut qu’être français, c’est aussi soutenir les chrétiens d’Orient, pas les combattre… C’est la raison pour laquelle tant de Syriens, chrétiens ou non, n’ont pas compris le comportement de la France dans cette guerre : si nos ministres réussissent à croire que cet homme est français malgré le combat qu’il mène, c’est tout simplement la preuve qu’ils ont, eux, cessé de l’être…

Source : bvoltaire.fr