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Par François Fillon
Depuis des mois j’alerte sur le chaos qui s’installe en Irak et sur la responsabilité des Etats-Unis. L’intervention militaire dans ce pays a provoqué une catastrophe qui est en passe de faire reculer de plusieurs décennies tous les espoirs des peuples de la région d’accéder à de meilleures conditions de vie et à plus de respect des libertés individuelles.

Désormais, le danger est aux portes de Bagdad ! L’un des mouvements islamistes parmi les plus radicaux contrôle déjà une grande partie du pays. Les Kurdes ont de facto fait sécession et le grand affrontement entre Chiites et Sunnites domine toutes les stratégies régionales.

Dans l’immédiat, les Etats Unis ne peuvent pas se laver les mains de cette situation dont ils sont largement responsables.

Pour l’avenir, ce désastre souligne les limites du droit d’ingérence.

On peut mettre un Etat au banc des nations, refuser toute relation avec ses dirigeants, lui faire subir des sanctions économiques comme c’est le cas avec la Corée du Nord ou l’Iran, mais on ne peut pas faire, à la place des peuples, le chemin qui mène vers la démocratie et le respect des droits de l’homme.