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Le 02/07/2014

Après environ 15 heures de garde à vue, l’ex-chef de l’Etat a été mis en examen. Les chefs d’accusation retenus par les juges du pôle financier du TGI de Paris sont le recel de violation du secret professionnel, la corruption et le trafic d’influence actifs. Les juges ont aussi mis en examen son avocat historique, Me Thierry Herzog, et le haut magistrat Gilbert Azibert.

Trois autres personnes avaient été placées en garde à vue lundi : Me Thierry Herzog, Gilbert Azibert et un autre avocat général à la Cour de cassation, Patrick Sassoust, qui n’a toutefois pas été présenté aux juges.

Les juges d’instruction cherchent à établir si l’ancien chef de l’Etat a essayé d’obtenir des informations couvertes par le secret auprès de M. Azibert sur une décision de justice le concernant, en échange de la promesse d’une intervention pour un poste de prestige à Monaco.

La Cour de cassation devait alors se prononcer sur la saisie dans l’affaire Bettencourt des agendas de Nicolas Sarkozy, susceptibles d’intéresser les juges enquêtant sur d’autres dossiers.

A l’origine de l’affaire qui vaut ces nouveaux déboires à Nicolas Sarkozy, son placement sur écoutes en septembre 2013 dans l’enquête sur les accusations, d’un financement par la Libye de Mouammar Kadhafi de sa campagne victorieuse de 2007.

ARCHIVES. Nicolas Sarkozy a quitté mardi soir la police judiciaire pour être présenté aux juges dans l'affaire de «trafic d'influence» présumé révélée par les écoutes de l'ex-Président.

(AFP/LIONEL BONAVENTURE )