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Interview du président Poutine à la chaîne de télévision allemande ARD

La réaction de l’Occident au rattachement de la Crimée à la Russie n’est pas adéquate. Moscou a agi d’après le précédent du Kosovo, a déclaré Vladimir Poutine dans une interview accordée à la chaîne de télévision allemande ARD. Il s’est dit convaincu que la Russie n’a commis nulle violation du droit international, plus concrètement de la Charte de l’ONU, de la pratique internationale et de son interprétation par des instances internationales appropriées.

Le président de Russie a rappelé la décision de la Cour internationale selon laquelle le Kosovo avait le droit à l’autodétermination. Il a souligné qu’elle avait stipulé l’essentiel, à savoir que le peuple résidant sur un territoire ne devait pas demander l’opinion du pouvoir central de l’Etat au sein duquel il se trouvait à un moment donné.

Poutine : l’élargissement de l’OTAN a modifié l’espace géopolitique

L’élargissement de l’OTAN et son rapprochement des frontières de la Russie ont notablement modifié l’espace géopolitique.

Il a souligné que la Russie ne déployait pas ses bases partout dans le monde.

« Ce sont des bases de l’OTAN, des bases américaines qui sont déployées de par le monde, notamment à proximité de nos frontières, leur nombre augmente », a constaté Vladimir Poutine.

Il a rappelé les récentes décisions sur le déploiement des forces d’opérations spéciales dans la proximité immédiate des frontières russes.

Ukraine/Est : Moscou empêchera Kiev d’éliminer ses adversaires

La Russie ne permettra pas à Kiev d’éliminer ses adversaires politiques dans le Sud-est de l’Ukraine, a promis le président russe Vladimir Poutine.

« Des combats se déroulent actuellement dans l’Est de l’Ukraine. Les autorités centrales y ont envoyé des troupes et utilisent des missiles balistiques. Y a-t-il quelqu’un qui en parle? Pas un mot», a déclaré le chef d’Etat russe.

Ukraine : Poutine met en garde contre les tentatives d’attiser la russophobie

La promotion de la russophobie en Ukraine risque de déboucher sur des conséquences catastrophiques, estime le président russe Vladimir Poutine.

« On nous dit toujours : les séparatistes pro-russes doivent faire ça et ça, vous devez exercer une influence. Je demande : et vous, qu’est-ce que vous avez fait pour exercer une influence sur vos clients à Kiev ? Est-ce que vous ne faites qu’attiser les sentiments russophobes ? Ceci est d’ailleurs très dangereux. Si quelqu’un a l’intention de promouvoir sournoisement la russophobie en Ukraine, ce serait catastrophique », a déclaré le numéro un russe.

Selon le chef du Kremlin, il est nécessaire de parvenir un rapprochement entre Moscou et l’Occident face à la crise ukrainienne et d’adopter des décisions communes.

Ukraine/règlement : Moscou refuse de porter toute la responsabilité (Poutine)

La Russie s’oppose aux tentatives de rejeter sur elle la responsabilité du règlement de la crise ukrainienne, a déclaré le président russe Vladimir Poutine.

« Je soupçonne qu’on cherche à rejeter l’entière responsabilité sur nous, et à nous faire payer un prix supplémentaire. Nous le refusons. L’Ukraine est un Etat autonome, indépendant et souverain », a fait savoir le chef d’Etat russe.

M.Poutine a avoué « être toujours inquiet » suite aux déclarations selon lesquelles la Russie possèderait des « possibilités uniques » dans le règlement de telle ou telle crise. A titre d’exemple, il a cité, outre le conflit ukrainien, la situation en Syrie.

 La Russie a préconisé une solution pas à pas des problèmes, notamment économiques, qui découlent de l’intégration européenne de l’Ukraine, mais sa position a été rejetée, a déclaré le président russe Vladimir Poutine.

« Nous avons dit dès le début : Ecoutez, nous sommes pour, mais faisons-le graduellement, vu les problèmes réels qui risquent de surgir entre nous et l’Ukraine. Qu’est-ce qu’on nous a répondu ? Cela ne vous regarde pas, occupez-vous de vos oignons », a-t-il dit.

L’accord d’association entre l’Ukraine et l’UE prévoit d’exonérer de droits de douane les produits européens exportés vers l’Ukraine, alors que celle-ci est déjà membre de la zone de libre-échange de la CEI. Cela veut dire que toutes les marchandises européennes passeront directement en Russie par la frontière ukrainienne, explique Vladimir Poutine. D’autres problèmes sont relatifs à la différence de normes techniques adoptées en Russie et dans l’Union européenne, aux normes phytosanitaires et aux règles de la traçabilité des produits.

« Vos compagnies qui ont investi des milliards d’euros dans des entreprises en Russie (Volkswagen, BMW, Peugeot, Citroën ou l’américain Ford, etc.) ont débouché sur notre marché à d’autres conditions, à condition de relocaliser la production. Comment pourrions-nous tolérer tout cela ? »

« En réalité, il se passe dans la sphère économique presque la même chose que dans le domaine sécuritaire» : on dit une chose et on fait autrement, on parle de la nécessité de créer un espace unique, mais en fait on trace de nouvelles lignes de clivage, a regretté le président. (TASS)

 Poutine : l’avenir de l’Ukraine dépend de la volonté de respecter les droits de tous les citoyens

L’avenir de l’Ukraine dépend de la volonté des autorités de respecter les droits de l’ensemble des citoyens, a déclaré Vladimir Poutine.

Selon lui, il est nécessaire que les habitants sentent que l’Ukraine est leur patrie et qu’ils ont le droit de décider de quelque chose dans leur vie en toute indépendance.

Le président de Russie s’est déclaré perplexe face à l’opposition de certaines forces politiques en Ukraine d’accepter l’idée du fédéralisme. Il a pourtant noté qu’une part importante des Ukrainiens avait soutenu le plan de conclusion d’un accord sur l’intégration européenne.

L’Ukraine est un Etat indépendant, mais il est à craindre qu’elle ne plonge dans le néonazisme, a déclaré le président russe Vladimir Poutine à la chaîne allemande ARD en citant plusieurs exemples.

« Si des gens se promènent avec la croix gammée sur la manche, c’est quoi ? Ou si nous voyons le signe de la SS sur les casques de certaines unités paramilitaires qui combattent actuellement dans l’Est de l’Ukraine ?», s’est-il interrogé.

« Si c’est un Etat civilisé, où sont les autorités ? Qu’on leur dise au moins d’enlever cet uniforme, qu’on arrache aux nationalistes ces emblèmes ». « L’Ukraine est un Etat indépendant et souverain,a répété Vladimir Poutine. Je vous dirai franchement : nous redoutons beaucoup des purges ethniques dans ce pays, nous craignons que l’Ukraine ne plonge dans le néonazisme ». « Si c’est le cas, ce sera un désastre pour l’Ukraine et les Ukrainiens », a-t-il conclu. (TASS) /N

 Les garants européens de l’accord conclu entre le président ukrainien Victor Ianoukovitch et l’opposition ukrainienne d’alors, en février dernier, auraient dë insister pour le mettre en œuvre, estime le président russe Vladimir Poutine.

Le 21 février 2014, les chefs des diplomaties allemande, française et polonaises se sont réunis à Kiev pour se porter garants de l’accord conclu entre le président et l’opposition de l’époque pour ramener les événements dans le champ pacifique.  » Les autorités ont misé sur la mise en œuvre de ce texte. Effectivement, j’ai eu le même jour une conversation téléphonique avec le président des États-Unis, et nous nous sommes exprimés dans ce sens « , a dit Vladimir Poutine. Entre-temps, un coup d’état est survenu le lendemain,  » malgré toutes les garanties données par les partenaires occidentaux, l’administration présidentielle et le siège du gouvernement ont été occupés « .

 » Je tiens à dire à ce propos : les ministres des Affaires étrangères de pays européens – l’Allemagne, la Pologne et la France – n’auraient pas apposer leurs signatures en tant que garants du respect des accords conclu entre les autorités et l’opposition, mais s’ils l’ont fait, il fallait insister pour l’exécution, et ils se sont abstenus « , a noté le président russe. On préfère maintenant oublier cet accord,  » comme s’il n’a jamais insisté « .  » Je pense que c’est absolument incorrect et contreproductif « , a conclu Vladimir Poutine. (TASS)

 En invitant en 2001 l’Europe à faire confiance à la Russie et à renoncer aux idées de la guerre froide, le président russe Vladimir Poutine n’était nullement pessimiste.

 » Je ne distribuais pas d’avertissements ou de mises en garde, je n’étais pas pessimiste. J’ai juste tâché d’analyser la période des développements en Europe et dans le monde après que l’Union soviétique a cessé d’exister « , a-t-il expliqué.

Son discours n’a été qu’une analyse objective de divers scénarios des développements.  » Au contraire, j’ai voulu apporter de l’optimisme dans mon discours. Mon propos était qu’informés de tous les problèmes du passé, nous devrions passer à une édification des relations plus confortable et mutuellement avantageuse à l’avenir « , a dit le président en commentant son discours au Bundestag en 2001.

Vladimir Poutine est l’unique président russe à avoir prononcé un discours au Bundestag. Le 25 septembre 2001, il a notamment dit que sans une architecture de sécurité moderne, fiable et durable, il serait impossible de créer un climat de confiance, et sans cette ambiance, une Europe unique serait impossible.  » Nous nous devons aujourd’hui de nous débarrasser des clichés de la guerre froide et de conjuguer nos efforts pour garantir la sécurité sur la planète « , a-t-il lancé de la tribune. (TASS)

Le président russe Vladimir Poutine préconise de traiter avec ménagement l’ambiance qui s’est créée entre la Russie et l’Allemagne ces derniers dix ou quinze ans.

 » Voyez l’atmosphère qui s’est créée entre la Russie et l’Allemagne ces derniers dix ou quinze ans. Je ne sais pas si quelque chose de pareil a jamais existé auparavant « , a-t-il déclaré à la chaîne ARD.

Il est impossible de vivre sans faire d’erreurs, mais il importe d’y réagir, de les analyser pour les corriger et aller plus loin.  » Je pense que cela a été notre manière de procéder depuis cette dernière décennie dans nos rapport avec l’Europe en général et l’Allemagne en particulier « , a indiqué le président. De bonnes bases ont été jetées pour promouvoir les relations entre les deux pays et entre la Russie et l’Europe dans son ensemble, ainsi que pour harmoniser les relations dans le monde entier.  » Il serait dommage de perdre tout cela « , a conclu Vladimir Poutine. (TASS)

Source: http://french.ruvr.ru/