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Le président sud-africain Jacob Zuma a assuré vendredi à Pékin que l’influence croissante de la Chine en Afrique allait permettre au continent de se libérer de ses « fers » hérités de la période coloniale.
Quelques mois après que son gouvernement a refusé un visa au dalaï lama, M. Zuma a été accueilli jeudi en tant que « bon ami » par le président chinois Xi Jinping. De son côté, le numéro un sud-africain n’a pas été avare en compliments pour Pékin.
« L’émergence de la Chine, en tant que puissance parmi les autres, offre une chance aux pays africains de se libérer eux-mêmes des fers qui remontent à l’époque coloniale », a déclaré le président sud-africain, qui s’exprimait devant une assemblée d’étudiants de l’université pékinoise de Tsinghua.
Dans leurs relations avec l’Europe, les pays africains se sentent considérés comme d’anciens « sujets » ou comme des « citoyens de deuxième ou troisième zone », a-t-il assuré.
A l’opposé, dans les échanges entre la Chine et les pays africains, « nous nous traitons comme des frères et soeurs », a dit M. Zuma.
Pretoria a cultivé ces dernières années une diplomatie très favorable à la Chine, premier partenaire commercial de l’Afrique du sud et son premier débouché et fournisseur en Afrique.
Jacob Zuma, chef du Congrès national africain (ANC, au pouvoir), a également marqué sa déférence pour la Chine en y étant présent vendredi, jour du premier anniversaire de la mort de l’ancien président Nelson Mandela.
L’Afrique du sud a intégré en 2011 le bloc des pays émergents des Brics, aux côtés du Brésil, de la Russie, de l’Inde et de la Chine.
La veille, après sa rencontre avec le président chinois, Jacob Zuma a signé une lettre d’intention sur la coopération dans l’énergie nucléaire entre la China National Nuclear Corporation et la South African Nuclear Energy Corporation.
A court d’électricité, l’Afrique du sud dispose déjà d’une centrale nucléaire et veut renforcer dans ce domaine sa coopération avec la Chine, la France et la Russie.
Les deux pays se sont également mis d’accord sur un programme de coopération de cinq à 10 ans et sur un renforcement de leurs liens dans le domaine commercial et des investissements. Le détail des accords n’était pas immédiatement disponible.

http://www.lesechos.fr