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Joel Cossardeaux
  • Pollution l’air : particules fines accroissent mortalité court terme

    Pollution de l’air : les particules fines accroissent la mortalité à court terme

  • Les particules fines recrachées majorité véhicules diesel cheminées, facteur aggravant mortalité court terme grandes villes.

    Les particules fines recrachées en majorité par les véhicules au diesel et les cheminées, sont un facteur aggravant de mortalité à court terme dans les grandes villes. – Patrick ALLARD/REA

+ DOCUMENT – L’Institut de veille sanitaire a passé au crible les émissions de 17 grandes villes. Il conclut à une hausse de 0,51 % de la mortalité non accidentelle.

Ce chiffre figure noir sur blanc dans le rapport dévoilé ce matin par l’InVS. Il est à rapprocher de ses précédents travaux menés sur la période 2000-2006 et qui, fin 2012, concluaient déjà à une hausse de la mortalité non accidentelle liée aux particules fines à raison de 250 décès et de 1.000 hospitalisations supplémentaires par an. Cette nouvelle étude « montre la persistance d’un impact à court terme des PM 10 », commentent ses auteurs. Elle le montre d’autant plus que le périmètre de leurs investigations s’est fortement élargi, passant de 9 à 17 métropoles (dont Rennes et Montpellier), et que leur méthode de mesure s’est beaucoup affinée.

La valeur-limite dépassée

Aucune de ces agglomérations, qui totalisent plus de 15,3 millions d’habitants, n’atteint le plafond de 40 microgrammes par an et par mètre cube en moyenne annuelle fixé par la Commissions européenne. En revanche, toutes, à l’exception de Dijon, dépassent la valeur-limite recommandée par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), deux fois moins élevée (20 microgrammes). Marseille arrive en tête avec un taux de 31,8 microgrammes, suivie de Lille (30,9), Lyon (29,5) et Nice (29,2). L’étude de l’InVS confirme d’autres tendances déjà décelées par le passé. La hausse de la mortalité non accidentelle due aux particules fines est ainsi bien plus forte l’été (1,30 % le jour suivant les pics d’émission) que l’hiver (0,1 %). « En été, les effets de la chaleur et de la pollution se combinent pour augmenter le risque de mortalité », commente Mathilde Pascal. Ce constat a de quoi inquiéter, car avec le réchauffement de la planète, les étés torrides vont être de plus en plus nombreux et intenses.

Dernier constat sur l’impact d’une exposition aux PM10, son effet déclencheur de pathologies à risques (asthme, maladies cardiaques, etc.) n’est pas immédiat et les conséquences, en termes de mortalité, ne se font pas sentir tout de suite. Son impact est plus fort entre le deuxième et le cinquième jour (0,38 % de taux de mortalité non accidentelle), que le jour même et le lendemain (0,13 %) d’une période de dépassement des seuils, à raison de plus de 10 microgrammes par mètre cube.

DOCUMENT L’intégralité de l’étude (à partir de la page 14)

http://www.lesechos.fr