Étiquettes

, ,

par Louis-Joseph Delanglade

L’attentat contre la rédaction de Charlie Hebdo est venu rappeler à tous ceux qui ne voulaient pas y croire que nul n’est à l’abri, dès lors qu’existe, de facto, une sorte d’état de guerre, non assumé jusque là, entre les islamo-terroristes et tous les autres. Les ridicules jérémiades et pleurnicheries qui ont suivi n’y changeront rien : au « pays des droits de l’homme », des citoyens sont décidés à faire prévaloir, les armes à la main, leur « logique religieuse ». Leur opposer une autre démarche, quasi religieuse elle aussi puisque fondée sur des tabous (les « valeurs de la République »), n’est sans doute pas le meilleur moyen de se protéger. D’autant que l’hypocrisie est patente, la plupart de ceux qui ont véhiculé l’opération « Je suis Charlie » étant les mêmes qui, il y a quelques semaines, essayaient de faire taire M. Zemmour. Qu’on le veuille ou pas, se pose en France le problème de l’islam, dont les valeurs de civilisation sont manifestement ressenties comme peu compatibles avec les us et coutumes des sociétés européennes.

On ne peut, certes, tenir pour assuré le scénario-catastrophe de M. Zemmour. Mais, si on veut éloigner le spectre d’une « guerre civile  » entre Français d’origine afro-islamique et Français dits de souche, encore conviendrait-il de manifester dès maintenant la volonté politique de défendre un pays, une terre, une histoire. A défaut, on risque aussi de voir se réaliser le scénario de M. Houellebecq dont la crédibilité repose sur les trop évidentes veulerie et trahison des « élites », d’abord politiques. Paradoxe : dans ce cas de figure, l’islam apparaîtrait comme une sorte de planche de salut pour un pays complètement vidé de sa substance par deux siècles de religion démocratique.

Retour sur terre. Une peur raisonnée et maîtrisée de l’islamisation ne signifie pas islamophobie. De très nombreux musulmans, sorte de majorité silencieuse, prouvent tous les jours qu’ils sont d’aussi bons « Français » que les autres. Mais l’immigration de masse de ces dernières décennies a eu aussi pour résultat incontestable de créer, au sein même du pays, une communauté ressentie, et d’abord par elle-même, comme étrangère. Le terrorisme procède de l’islamisme, ce dernier prospère dans les mosquées et les prisons mais aussi dans les cités de non-droit : c’est bien là que résident la faute et la responsabilité du pouvoir politique dont le devoir est d’abord de tarir la source d’une immigration ouvertement islamique donc islamisante, et de déclarer la guerre aux islamo-terroristes « français ».

Quand des armes de guerre, maniées par de véritables combattants, circulent en quantité sur le territoire national, le temps n’est plus à la compassion. Dans cette lutte « asymétrique » contre un ennemi d’un nouveau type, on ne peut combattre efficacement qu’en « sanctuarisant » les forces de l’ordre. Ce qui signifie d’abord que leurs équipements et effectifs doivent devenir une priorité budgétaire mais ce qui signifie surtout que leur mission d’éradication doit être réaffirmée au plus haut niveau de l’Etat, sans état d’âme « humaniste », pour la seule défense de la France.

 

http://lafautearousseau.hautetfort.com/