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Le cardinal Theodore Edgar McCarrick, archevêque émérite de Washington DC, avec des leaders religieux musulmans – EPA
« Il n’y a pas de solution militaire à un tel conflit, peut-on lire dans la lettre. Si nous ne parvenons pas à un accord, il y a le risque que de futures actions unilatérales et de prochaines violences entraînent une autre guerre ». Les récents affrontements survenus à Jérusalem démontrent, en effet, qu’« exhorter simplement les parties impliquées à s’asseoir à la table des négociations n’est plus suffisant ». C’est ainsi que les signataires retiennent que « l’accord de paix pour la reconnaissance réciproque des deux États serait bien acceptée par la majorité des Israéliens et Palestiniens si les leaders respectifs le présentaient comme l’unique alternative à de futures guerres et violences ».
Les leaders religieux prêts à rencontrer John Kerry pour travailler ensemble
Il faut donc « des idées pratiques et raisonnables pour résoudre tous les problèmes, y compris ce qui concerne les frontières, la sûreté, les sites, les réfugiés et le futur de Jérusalem » car l’objectif est d’avoir « deux peuples qui puissent vivre en paix, en sûreté et dans une reconnaissance réciproque ». Les leaders religieux lancent un appel aux Etats-Unis et à la communauté internationale : « il est temps de travailler afin de lancer une nouvelle initiative toujours plus déterminée pour la paix entre Israéliens et Palestiniens ». Ainsi, les signataires demandent au Président Obama d’autoriser le Secrétaire d’État, John Kerry, à « offrir aux représentants de institutions israéliennes et palestiniennes, en accord avec la communauté internationale, un cadre équilibré et complet qui serve de base à une négociation sur la fin du conflit et un accord de paix relatif aux deux États ».
Naturellement, concluent les signataires, une telle « initiative de paix nécessite un soutien public très fort, surtout de la part des communautés religieuses » et c’est pour ce motif que les leaders chrétiens, juifs et musulmans « s’engagent à mobiliser le soutien des églises, des synagogues et des mosquées dans tous les États-Unis ». Ils se tiennent également à disposition pour une éventuelle rencontre avec John Kerry afin de « discuter des modalités spécifiques par lesquelles les leaders religieux peuvent offrir leur aide ».