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« Je n’ai pas rencontré Bachar el-Assad, j’en avais pris l’engagement quand j’ai vu des conseillers du Quai, de l’Élysée, de l’Intérieur », a précisé le député PS.

Le député PS Gérard Bapt est sous le feu des projecteurs après s'être rendu en Syrie.
Le député PS Gérard Bapt est sous le feu des projecteurs après s’être rendu en Syrie. © AFP PHOTO / DYLAN CALVES

Le député PS Gérard Bapt a expliqué jeudi qu’il avait prévenu des conseillers diplomatiques du Quai d’Orsay et de l’Élysée qu’il allait en Syrie et qu’il ne rencontrerait pas Bachar el-Assad. « Je n’ai pas rencontré Bachar el-Assad, j’en avais pris l’engagement quand j’ai vu des conseillers du Quai, de l’Élysée, de l’Intérieur », a-t-il dit, interrogé par téléphone alors qu’il revenait de ce déplacement en Syrie. Il a précisé que ces conseillers, tant au Quai d’Orsay qu’à l’Élysée, lui avaient « déconseillé » cette visite et encore plus une rencontre avec Bachar el-Assad. Il avait alors expliqué que c’était « une visite privée », a-t-il dit, avec des « humanitaires ». Il est donc « resté à l’hôtel » quand ses trois compagnons de voyage parlementaire sont allés rencontrer le président syrien.

« J’ai un certain nombre d’éléments à présenter au gouvernement et aux représentants du gouvernement, que je leur réserve », a aussi déclaré Gérard Bapt, ajoutant : « Je soutiens le gouvernement de Manuel Valls. » Interrogé sur les propos du patron du PS, Jean-Christophe Cambadélis, qui le menace de sanctions pour ce déplacement, Gérard Bapt a répondu : « J’ai proposé de le rencontrer. » Interrogé sur le fait de savoir s’il regrettait ce déplacement qui fait beaucoup de bruit, Gérard Bapt a répondu : « Dans la vie, il ne faut pas regretter. » Et d’ajouter : « Ce n’était pas un secret, une douzaine de députés socialistes étaient intéressés par ce déplacement. » François Hollande et Manuel Valls sont montés au créneau jeudi pour pilonner la visite de quatre parlementaires français en Syrie, où trois d’entre eux ont parlé avec Bachar el-Assad, « un dictateur » et un « boucher », selon l’exécutif.

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