Le député de Haute-Garonne a eu la confirmation par Jean-Christophe Cambadélis ce mardi qu’il va être convoqué devant la haute-autorité du PS. Il se dit en outre favorable à la suspension du groupe d’amitié France-Syrie qu’il préside à l’Assemblée Nationale.
Par Fabrice Valery
Cette instance créée récemment, présidée par l’avocat Jean-Pierre Mignard, peut prononcer après examen du dossier et auditions, des sanctions allant du blâme à l’exclusion. « Je te propose de rencontrer la Haute autorité de manière à bien vérifier que l’éthique a bien été respectée », a précisé le député PS de Haute-Garonne en rapportant les propos de Jean-Christophe Cambadélis. Le premier secrétaire « m’a dit que ce n’était pas le moment, le bon contexte », pour se rendre en Syrie, tout en disant qu’il « comprenait ma démarche ».
Le PS cherche visiblement à calmer le jeu dans cette affaire : la semaine dernière, Jean-Christophe Cambadélis avait indiqué à chaud que Gérard Bapt serait sanctionné pour ce voyage en Syrie, au cours duquel, rappelons-le, il a refusé contrairement à ses collègues de rencontrer le président syrien Bachar El-Assad.
D’autre part, il affirme être favorable à la proposition de de Bruno Le Roux, le président du groupe PS à l’Assemblée nationale, qu’il a rencontré lundi soir, de demander au président Claude Bartolone de suspendre les activités du groupe d’amitié France-Syrie que Gérard Bapt préside à l’Assemblée tant que le contexte politique n’a pas évolué en Syrie.
