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Michel Guillaume

La France sera-t-elle l’alliée de la Suisse dans la recherche d’une solution sur la libre circulation des personnes après l’approbation par le peuple de l’initiative UDC contre l’immigration de masse ? C’était bien sûr la question que tout le monde se posait au soir du premier jour de la visite de François Hollande en Suisse.

Une chose est sûre. Si le président français a martelé son amitié pour la Suisse plutôt dix fois qu’une, il a aussi rappelé que son pays était l’un des fondateurs de l’Union européenne, et à ce titre l’un des gardiens de ses principes, notamment la libre circulation des personnes. Il n’a donc fait aucune promesse à la Suisse, c’est même Simonetta Sommaruga qui l’a reconnu.

L’espoir suisse réside dans le paradoxe de cette déclaration ambiguë : « Oui, je suis inquiet quand j’entends parler de préférence nationale », a encore souligné François Hollande. Cela pourrait résonner comme un avertissement à la Suisse. Mais pas forcément : en fait, cela signifie surtout que François Hollande est conscient que le problème suisse pourrait devenir aussi français dans la mesure où 160’000 frontaliers viennent travailler chaque jour en Suisse. Et que leur situation pourrait se péjorer à la suite de l’initiative UDC.

Demain jeudi 16 avril, François Hollande se rendra à Zurich et à Lausanne, où il sera reçu par le président de l’EPFL Patrick Aebischer. Cela préoccupait fort peu la presse française. Pour nos confrères, le point fort de la journée sera une visite qu’il rendra à Thomas Bach, le président du CIO. Paris est candidat à l’organisation des Jeux olympiques d’été de 2024 et cette rencontre sera l’occasion de lancer cette campagne. Et sur ce point, il compte bien sur le soutien de la Suisse !

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