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contre la réforme du collège., mouvement des enseignants, Priorité aux réformes économiques
Selon notre sondage Odoxa, six Français sur dix jugent « justifiées » les manifestations, ce mardi, contre la réforme du collège.
La bataille de communication sur la réforme du collège est rude pour le gouvernement. Non seulement 61 % des Français sont opposés (selon un sondage Odoxa pour iTélé publié vendredi) à une réforme à laquelle ils reprochent de « niveler par le bas le niveau global des élèves », mais ils sont aussi nombreux à soutenir la journée d’action des enseignants, ce mardi. Selon l’enquête Odoxa pour « Les Echos », Radio Classique et le cabinet FTI Consulting, 60 % des personnes interrogées qualifient de « justifiées » les manifestations prévues. « Un niveau élevé », souligne Gaël Sliman, le président de l’institut. A titre de comparaison, la manifestation des médecins contre la loi de santé, en mars dernier, était approuvée par 55 % des Français.
Le coup est d’autant plus rude pour l’exécutif que les manifestations contre la réforme du collège sont particulièrement soutenues par les populations jugées (selon Odoxa) les plus sensibles aux questions d’éducation, comme les femmes (65 % disent la journée d’action « justifiée », contre 54,6 % des hommes) et les jeunes (c’est le cas de 72 % des moins des 18-24 ans et de 63 % des 25-34 ans). Mais aussi par les catégories les plus modestes. Les deux tiers des Français qui disposent de moins de 1.500 euros net de revenus mensuels soutiennent les enseignants. « C’est fâcheux, glisse Gaël Sliman, pour un gouvernement de gauche qui insiste sur le caractère égalitaire et social de la réforme. » Au final, l’exécutif ne pourra voir dans ce sondage qu’un petit motif de satisfaction : les manifestations n’apparaissent « pas justifiées » aux yeux d’une courte majorité (55 %) des sympathisants de gauche et par 65 % de ceux du PS. Contre 27 % à droite et 35 % des Français – nombreux – qui s’affirment sans proximité partisane.
Priorité aux réformes économiques
Pierre-Alain Furbury, Les Echos