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Ashton Carter, EI, hommage à l’armée irakienne, Joe Biden, Le général Soleimani, Louis Mandrin, polémique, volé les collecteurs d'impôts.
La Maison Blanche a tenté, lundi 25 mai, d’apaiser les tensions avec Bagdad, après les critiques portées dimanche par le secrétaire à la défense à l’encontre de l’armée irakienne, accusée de n’avoir pas cherché à contrer l’Etat islamique quand l’organisation djihadiste s’est emparée de Ramadi.
Ashton Carter avait regretté sur CNN que l’armée irakienne n’ait « pas montré de volonté de se battre ». « Je suis surpris par ce qu’il a dit (…). Je suis sûr qu’il a reçu des informations inexactes », avait rapidement réagi le premier ministre irakien, Haider Al-Abadi, sur la BBC.
Face à cette polémique, le vice-président américain, Joe Biden, a téléphoné lundi à M. Abadi pour rendre hommage à l’armée irakienne, reconnaissant « le courage et l’énorme sacrifice de [ses] soldats » face au groupe djihadiste, selon la Maison Blanche. Il a aussi réaffirmé « le soutien des Etats-Unis au combat du gouvernement irakien contre » l’EI.
La stratégie contre l’EI en question
La chute de Ramadi, chef-lieu de la province d’Al-Anbar situé à une centaine de kilomètres à l’ouest de Bagdad, a soulevé des questions sur la stratégie non seulement du gouvernement Abadi mais aussi de son allié américain. Les raids aériens de la coalition internationale menée par Washington n’ont en effet pas empêché l’EI de continuer à progresser sur un vaste territoire à cheval sur l’Irak et la Syrie.
Ce qu’a noté le général iranien Qassem Soleimani, commandant de la force d’élite Al Qods engagée en Irak. Lundi, il a estimé que les Etats-Unis et toutes les autres puissances ont échoué dans leur stratégie face à l’EI et que seul l’Iran le combat :
« Aujourd’hui, dans le combat contre ce phénomène dangereux, personne n’est présent à l’exception de l’Iran. Obama n’a jusqu’à présent pas fait la moindre chose pour affronter Daech : cela ne prouve-t-il pas que l’Amérique n’a aucune volonté de l’affronter ? Comment l’Amérique peut-elle prétendre protéger le gouvernement irakien quand à quelques kilomètres de là, à Ramadi, des meurtres et des crimes de guerre sont commis sans qu’elle ne fasse rien. »
Le général Soleimani a estimé par ailleurs que l’Iran devait aider les pays exposés à l’Etat islamique, dont la Syrie, où la république islamique appuie déjà depuis quatre ans le régime de Bachar al Assad. « Nous devons immuniser nos frontières contre ce mal et nous devons aider les pays qui souffrent de Daech », a-t-il dit.