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Par Adrien Schwyter 

Euros
© Images of Money – Flickr – C.C.

Alors que le nombre de projets en France n’a jamais été aussi important, le nombre d’emplois créés baisse significativement. Et les centres de décisions et de R&D préfèrent le Royaume-Uni et l’Allemagne.

L’attractivité de la France s’avère paradoxale. Si l’on veut se montrer optimiste, la France n’a, depuis une dizaine d’années, jamais connu autant de projets d’investissements étrangers sur un an, selon le baromètre annuel EY (+ 18 % par rapport à 2013).

Sauf que cette reprise oublie l’emploi. Le nombre de postes créés par les investissements étrangers est en forte baisse : – 11 % sur une année. « Ces chiffres sont en trompe-l’œil, constate Marc Lhermitte, associé d’EY. Alors que la hausse des implantations dépasse la bonne tendance européenne, ce regain d’activité n’est pas accompagné par l’emploi à cause d’un problème de confiance et de compétitivité. L’activité constatée est donc plus correctrice que créatrice ».

 Reproches des investisseurs : coût du travail trop élevé, manque de flexibilité, simplification administrative qui ne vient pas. Pourtant, l’Hexagone pourrait perdre une bataille beaucoup plus inquiétante sur ses deux principaux concurrents européens (Allemagne et Royaume-Uni) : les investisseurs chinois préfèrent investir ailleurs. Les implantations en Allemagne sont deux fois plus importantes qu’en France. Et au Royaume-Uni, c’est plus de trois fois le résultat tricolore.

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