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 Alain Juppé a déploré dimanche "le sectarisme" et "l'hystérie" de certains militants au lendemain des sifflets et des huées qui ont accompagné son arrivée à la tribune du congrès fondateur du parti des Républicains, successeur de l'UMP. /Photo prise le 30 mai 2015/REUTERS/Philippe Wojazer
PARIS (Reuters) – Alain Juppé a déploré dimanche « le sectarisme » et « l’hystérie » de certains militants au lendemain des sifflets et des huées qui ont accompagné son arrivée à la tribune du congrès fondateur du parti des Républicains, successeur de l’UMP.

« Le militantisme a ses vertus, il a aussi ses risques : le risque de sectarisme, le risque de refus de l’autre, le risque d’enfermement est un risque fort », a déclaré l’ex-Premier ministre dans l’émission le « Grand rendez-vous Europe 1-iTELE-Le Monde ». « Il y a toujours chez les militants quelques hystériques. »

Alain Juppé, rival le plus sérieux de Nicolas Sarkozy pour l’investiture présidentielle à droite en vue du scrutin de 2017, avait déjà été chahuté en février lors du conseil national de l’UMP alors qu’il prônait l’union avec le Centre.

« Je ne suis pas le seul dans ce parti à dire qu’il faut s’ouvrir », a-t-il dit dimanche. « L’ADN de l’UMP, c’est l’union de la droite et du centre, je n’ai pas observé que les Républicains avaient renoncé à cet ADN. Si c’était le cas, je pense que ça serait tout à fait dangereux pour l’avenir ».

Dans une allusion à peine voilée au président de l’UMP devenue Les Républicains, Nicolas Sarkozy, qui a dénoncé « le terrifiant spectacle du drame familial des Le Pen et la terrifiante médiocrité de ceux qui nous gouvernent », le maire de Bordeaux s’est interrogé sur la « tonalité de certains discours » qui lui a paru « un peu vigoureuse, un peu excessive ».

Selon un sondage Odoxa publié le 24 mai dans Le Parisien, Alain Juppé battrait Nicolas Sarkozy de dix points (55-45) lors de la primaire de novembre 2016 qui désignera le candidat de la droite et du centre à l’élection de 2017.

« Nicolas Sarkozy a le parti, moi pour l’instant j’ai l’opinion », a estimé l’ancien Premier ministre. « J’organise ma petite PME, parfois il arrive que des PME performantes soient plus efficaces que des grandes entreprises du CAC 40 ».

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