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MONCTON – L’Association des enseignantes et des enseignants francophones du Nouveau-Brunswick passe de la parole aux actes et dépose une poursuite contre le gouvernement provincial. Elle veut le forcer à mieux financer l’enveloppe égalitaire en éducation.

L’AEFNB avait annoncé plus tôt ce mois-ci son intention de se tourner vers les tribunaux pour que Fredericton consacre davantage d’argent à l’atteinte de l’égalité des systèmes scolaires francophone et anglophone.

C’est maintenant chose faite. Elle ne sera pas seule, puisque l’Association des parents francophones du N.-B., la Fédération des jeunes francophones du N.-B. et la mère d’un élève de Moncton se joignent à elle.

Cette année, le gouvernement compte doter l’enveloppe égalitaire de 2,5 millions $. Dans l’avis de poursuite, déposé en Cour du banc de la Reine, les organismes affirment que «ce montant n’est pas suffisant pour permettre la réalisation de l’égalité réelle et que la non-réalisation de l’égalité réelle est la cause de torts irréparables envers la communauté acadienne et francophone du Nouveau-Brunswick.»

Dans un rapport datant de 2012, l’économiste Pierre-Marcel Desjardins a évalué que l’enveloppe égalitaire devait être dotée d’un investissement initial d’au moins 1,1 million $ et ensuite d’au moins 10 millions $ par année.

Ce professeur à l’Université de Moncton avait été chargé de chiffrer les mesures de rattrapage dévoilées en 2010 par un panel d’experts créé dans la foulée de la Commission sur l’école francophone.

Cette commission, mise en branle par le gouvernement de Shawn Graham, a déposé son rapport en 2009.

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