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C’est officiel, Athènes n’a pas remboursé le FMI. Alexis Tsipras a écrit à la Commission européenne pour annoncer son souhait d’accepter les conditions des créanciers. L’eurogroupe doit se réunir à 17h30, par téléconférence.

Jean-Claude Juncker, le 29 juin à Bruxelles
Jean-Claude Juncker, le 29 juin à Bruxelles All rights reserved

Article mis à jour, comme un journal de bord

Manque de temps, incertitude sur l’issue du référendum, mécontentement – voire colère – des autres pays de la zone euro, assèchement de l’économie grecque… Le cocktail explosif qui attend la zone euro ces prochains jours a des conséquences inconnues. Contexte entame un journal de bord de ce qui est aussi une épreuve sans précédent pour la Commission Juncker.

Mercredi 1er juillet :

Premier jour de la Grèce en dehors du programme d’assistance depuis 2011. Le pays est seul.

Dans la matinée, le Financial Times annonce que le Premier ministre grec a fait parvenir à Bruxelles une lettre dans laquelle il accepte les conditions proposées par les institutions la semaine passée, en échange seulement de quelques modifications marginales. Selon nos informations, un premier brouillon a été reçu par la Commission européenne dès hier, en fin d’après-midi. La version définitive est arrivée vers minuit.

Un responsable européen comparait alors Tsipras à Kroutchev pendant la crise des missiles de Cuba. « Saura til resister aux durs de Syriza et envoyer le bon télégramme ? »

Ce changement d’attitude d’Athènes qui ressemble fortement à une capitulation, pose de nouveau la question de l’organisation ou non du référendum. Alexis Tsipras doit prendre la parole dans l’après-midi.

Le Conseil de l’Europe a estimé que lesquels le scrutin s’apprête à être organisées ne respectent pas les normes démocratiques.

Face au Bundestag, vers midi, Angela Merkel a répété qu’il n’était pas question de négocier quoique ce soit avant la tenue du référendum. Une manière de laisser le Premier ministre grec face à ses responsabilités et son choix d’appeler à voter non. Pas question de lui offrir une porte de sortie honorable en acceptant de négocier dès maintenant un 3e plan, ce qui pourrait permettre au gouvernement de suspendre le référendum.

La chancelière a rajouté « qu’un bon Européen n’était pas quelqu’un prêt à accepter n’importe quel accord ». Une déclaration qui laisse présager des discussions très dures si la Grèce revient à la table des négociations.

La France se montre plus clémente envers Athènes et se dit prête à conclure un accord le plus rapidement possible.

Dans toutes les capitales européennes, un possible résultat négatif est présenté comme un rejet de l’euro.

Derrière les considérations politiques, les conséquences de tiraillement pourraient être plus graves pour la société grecque, qui se déchire sur l’avenir du pays. Lundi 29, 13 000 personnes étaient réunies devant le Parlement, pour dire non au référendum. Le lendemain, ils étaient 20 000 pour le oui.

D’ici la fin août, les besoins du pays en terme de financements sont estimés à 9 milliards d’euros.

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