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Thibaut Madelin
  • Le ministre allemand Finances, Wolfgang Schäuble, présenter vendredi 17 juillet Parlement l’accord obtenu Bruxelles

    Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, doit présenter vendredi 17 juillet devant le Parlement l’accord obtenu à Bruxelles – Shutterstock

Le ministre allemand des Finances continue de plaider pour une sortie temporaire de la Grèce de la zone euro, au risque de ternir sa relation avec Angela Merkel.

Un jour avant un vote décisif du Bundestag sur le plan de sauvetage de la Grèce, Wolfgang Schäuble continue de défendre l’idée d’une sortie temporaire de la zone euro. Le ministre allemand des Finances, qui doit présenter vendredi devant le Parlement allemand l’accord obtenu lundi après des négociations marathon, a déclaré jeudi sur « Deutschlandfunk » qu’un Grexit « serait peut-être la meilleure voie à suivre pour la Grèce. Et beaucoup le disent d’ailleurs de plus en plus en Grèce ».

Le ministre est consistant. Il a défendu, véhément, cette option lors de la réunion de l’Eurogroupe, samedi et dimanche , créant un clash avec Paris. Mais son insistance risque de fragiliser à la fois les chances de réalisation d’un accord et de ternir sa relation avec Angela Merkel. Avec François Hollande, la chancelière allemande a joué un rôle clef dans les négociations de 17 heures avec le Premier ministre grec Aléxis Tsípras, qui ont permis d’obtenir un accord lundi matin, fût-il critiquable.

Troisième plan d’aide

Wolfgang Schäuble met en avant la contradiction entre le besoin de décote de la dette grecque, que le Fonds monétaire international (FMI) a souligné mardi et qu’il ne dément pas, et ce qu’il considère comme les règles européennes. « En ce moment, personne ne sait, et moi non plus, comment ça peut marcher sans effacement de dette, et chacun sait qu’un effacement de dette n’est pas compatible avec l’Union monétaire, a-t-il déclaré. C’est la situation ».

Obligé d’assumer son rôle, le ministre allemand a assuré qu’il demandera avec une « conviction totale » au Bundestag de valider l’ouverture de négociations avec Athènes sur un troisième plan d’aide. « Nous avons franchi une étape supplémentaire », a-t-il ajouté en réaction à l’ adoption au cours de la nuit par le Parlement grec des réformes exigées par les autres pays de la zone euro. Mardi à Bruxelles, il avait reconnu que plusieurs ministres allemands étaient pour un « Grexit ».

http://www.lesechos.fr