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Le taux d’exécutions a fortement augmenté sous le roi Salman, nouveau souverain saoudien.
Les autorités du royaume islamique ultra-conservateur semblent mener une «campagne d’exécutions», vu que le nombre d’exécutés dans la première moitié de cette année dépasse celui de l’ensemble de l’année 2014.
La décapitation est la forme la plus « populaire » d’exécution, d’ailleurs souvent effectuée en public.
Un peu plus de la moitié des personnes exécutées cette année étaient des citoyens saoudiens, avec en majorité des peines prononcées pour trafic de drogue.
Pourtant, la Grande-Bretagne et l’Amérique sont restées largement silencieuses sur les violations des droits de l’homme dans l’État du Golfe riche en pétrole et qui, de plus, est un allié politique et économique de plus en plus important dans la région instable.
Sarah Whitson de Human Rights Watch a déclaré: «Il est déjà mauvais que l’Arabie saoudite exécute beaucoup de gens, mais le fait d’exécuter des personnes condamnées pour des délits liés à la drogue mais non violents, démontre à quel point ces exécutions sont aveugles»
En comparaison, les USA ont exécuté 16 personnes depuis le 1er Janvier.
Dit Boumedouha d’Amnesty International a déclaré: «L’Arabie Saoudite a atteint ce macabre bilan à un rythme sans précédent.»
La Charte arabe des droits de l’homme, un texte signé par l’Arabie Saoudite, prescrit que la peine de mort doit être réservée aux seuls «crimes les plus graves».
Toutefois, en vertu de son application stricte de la charia, le trafic de drogue et l’apostasie est, au même titre que le viol, l’assassinat et le vol à main armée des crimes passibles de la peine de mort.
Une des victimes de cette année, une travailleuse domestique indonésienne nommée Siti Zainab fut reconnue coupable d’assassinat malgré les inquiétudes concernant sa santé mentale.
Le pays avait déjà provoqué l’indignation internationale avec la punition infligée au blogueur Raif Badawi, qui a été condamné à 1.000 coups de fouet et 10 ans de prison pour insulte à l’islam sur son blog.
Le silence est assourdissant du côté des États-Unis et de l’Union européenne. De même lorsqu’on parle du massif soutien financier de l’Arabie saoudite envers DAESH ou Al-Qaïda en Syrie ou des milliards «d’investissement» dans la propagation de l’extrémisme wahhabite – source du terrorisme islamiste.

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