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Robert Ménard fait encore parler de Béziers… En cause, cette fois, la couverture de son journal municipal, consacrée aux migrants, ornée de l’annonce « Ils arrivent ». De quoi susciter l’indignation de la classe politique, mais aussi de l’Agence France-Presse, qui dénonce un photomontage réalisé à partir de l’un de ses clichés…
Une fois de plus, votre journal municipal a provoqué un tollé, tant parmi la classe politique que les médias. Cela devient une habitude ?
En tous les cas, un hommage. Dans la France de 2015, faire contre soi l’unanimité de ceux qui nous dirigent est toujours flatteur…
Plus sérieusement, je constate, une fois encore, l’interdiction du débat dans ce pays. Le journal municipal relate des faits, publie des révélations et donne son analyse. Autant d’éléments qui peuvent donner lieu à une controverse de fond. Idée contre idée, conscience contre conscience. Mais ce n’est pas le cas. Presque tous ceux qui ont tweeté contre nous, lors de la mise en ligne du journal, ne l’ont pas lu. Ils en sont restés à la une. Pire : un journaliste de Sud Radio a parlé de « migrants embarquant sur un bateau » alors qu’il s’agit d’un train ! Cela veut dire que ce journaliste, soit n’a pas regardé la une du journal dont il parle, soit ne sait pas distinguer un train d’un bateau…
La réalité est que nous n’avons pas face à nous des contradicteurs, mais des prédicateurs qui psalmodient comme des mantras les mots de « scandaleux », « affligeant », « à vomir », sans une seule seconde parler du fond. Pourquoi ? Tout simplement parce que nous avons affaire à des gens profondément intolérants. Ensuite parce qu’aborder sereinement le fond, devant l’opinion publique, les amènerait à une défaite idéologique totale. Et cela, ils ne peuvent l’accepter.
La situation à Béziers est-elle à ce point préoccupante que vous y consacriez la une de votre journal ?
Elle est préoccupante dans presque toutes les villes de France et dans beaucoup de nos villages. Une immigration légale – car souvent légalisée après coup – importante, des clandestins en grand nombre et, dans notre cas, deux centres de demandeurs d’asile qui font de nous la capitale régionale des réfugiés, vrais ou faux. Dois-je vous rappeler la statistique du nombre d’enfants musulmans dans les écoles de Béziers ?
Cette une a un objectif. Informer les Biterrois de ce qui se passe dans les centres de demandeurs d’asile de leur ville. On peut le résumer ainsi : en quatre ans, sur 399 demandes d’asile, 87 % se sont vues refuser le statut de réfugiés. Combien ont été expulsés comme l’exige la loi ? Zéro ! Combien ont continué de bénéficier d’avantages sociaux ? Tous !
Les Syriens qui occupent illégalement des appartements HLM d’un de vos quartiers demandent que leurs enfants soient scolarisés. Y êtes-vous prêts ?
Non ! Ces gens sont venus sans qu’on les invite, ils ont défoncé des portes de logements, se sont branchés illégalement pour avoir l’eau, l’électricité, etc. Ils n’ont donc aucune résidence légale sur Béziers, ils ne bénéficient d’aucune attestation de logement. J’apprends ce matin que des organisations sont en train de les aider à rester. Et qui signe l’appel sur Internet ? Un responsable musulman connu pour son fondamentalisme, et d’ailleurs fui comme la peste par beaucoup de ses coreligionnaires. Et nous devons accepter cela ? Et nous devons être rassurés par cette nouvelle ?
L’AFP vous reproche d’avoir détourné une de ses photos et a même saisi son service juridique…
L’AFP peut aussi consulter Euro Disney ou l’ambassade de Mongolie. Aucune importance ! Nous avons acquis une licence d’utilisation de cette photo. Elle figure dans le journal à deux endroits. Une avec ce que l’agence appelle un « détournement », l’autre sans.
Nous assumons totalement ce que nous avons fait. Ce n’est certainement pas le cas des donneurs de leçons de l’AFP… Ni d’ailleurs du reste des médias qui, à part France Info, ont publié la photo du petit Aylan, noyé sur les côtes de Turquie, en la recadrant. Pourquoi l’avoir recadrée ? Car, sur la droite, on pouvait voir des pêcheurs à la ligne turcs absolument indifférents. En faisant disparaître ces pêcheurs, la photo gagnait en force émotionnelle. Comment appelle-t-on un tel procédé ? De la propagande. Au service d’un objectif politique : faire accepter aux Européens l’entrée de ces migrants. Un objectif fixé par qui ? Par la Commission européenne. Son président, M. Juncker, déclarait, hier, que l’Europe devait accueillir des migrants « de façon obligatoire ». Tout est dit ! La boucle est bouclée !
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