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Ali Mohammed al-Nimr, Arabie Saoudite, Dominique Jamet, droits de l’homme de l’ONU, Fayçal ben Hassan Trad, Raef Badaoui

En Arabie saoudite, 79 condamnés à mort – un de plus que l’an passé à la même date – ont été décapités depuis le début de l’année.
Son Excellence Fayçal ben Hassan Trad, ambassadeur d’Arabie saoudite à Genève, vient d’être désigné à un poste de direction du Conseil des Droits de l’homme de l’ONU.
En Arabie saoudite, Raef Badaoui, condamné à mille coups de fouet pour blasphème – autant dire à la peine capitale – attend toujours dans sa geôle l’exécution de son châtiment.
Son Excellence Fayçal ben Hassan Trad, ambassadeur d’Arabie saoudite à Genève, vient d’être désigné à un poste de direction du Conseil des droits de l’homme de l’ONU.
C’est aujourd’hui, en Arabie saoudite, qu’un jeune homme de vingt ans, Ali Mohammed al-Nimr, dont le plus grand tort est d’être le neveu d’un imam chiite opposant à la monarchie, devrait être exécuté par décapitation, son corps crucifié étant ensuite exposé en public jusqu’à son pourrissement intégral.
Son Excellence Fayçal ben Hassan Trad… On se souvient qu’en 1973, le secrétaire d’État américain Henry Kissinger, symbole de la guerre froide, et le Vietnamien Lê Đức Thọ, futur organisateur de l’ultime offensive contre Saigon, avaient été conjointement honorés du prix Nobel de la paix. Mais on ne sache pas qu’Adolf Hitler ait jamais été nommé président de la Croix–Rouge internationale. Il ne semble pas que Pol Pot ait jamais été appelé à la direction de Human Rights Watch.
L’Arabie saoudite est supposée être notre alliée dans la lutte que nous menons contre Daech. Au nom de la civilisation.