L’inspectrice du travail Laura Pfeiffer à été jugée le vendredi 16 octobre à Annecy à la place du patron de Tefal pour avoir osé dénoncé les connivences entre la direction de l’entreprise et les responsables départementaux de la Dirrecte.
Il y a quelques années , Laura Pfeiffer avait établi que l’entreprise Tefal commettait de nombreuses infractions. Elle rédige un procès-verbal et demande à la direction de Tefal de renégocier l’accord sur la réduction du temps de travail, qu’elle avait jugé illégal. Le patron de Tefal entreprend le directeur du travail pour lui demander de la museler. Celui-ci y répond favorablement : il réussit même en échange à obtenir un stage pour l’une de ses parentèles chez Tefal.
Un salarié de l’entreprise, licencié depuis, découvre dans une photocopieuse de l’entreprise les échanges de mels entre Tefal et le directeur du travail sur la possibilité d’écarter Laura Pfeiffer.
Laura Pfeiffer saisit le « Conseil national de l’inspection du travail » qui lui donne raison le 10 juillet. Mais les documents se retrouvent sur internet . Téfal porte plainte contre l’inspectrice « pour violation du secret professionnel et recel de courriels ». Le procureur décide de poursuivre l’inspectrice afin « de faire le ménage à l’inspection du travail ».
Le Parquet d’Annecy semble préférer poursuivre les lanceurs d’alerte, soucieux de faire respecter le code du travail, plutôt que de se pencher sur ces étranges connivences.Le 16 octobre, le procureur a osé requérir 5000 euros d’amende et une inscription au casier judiciaire susceptible de faire perdre son poste à Laura Pfeiffer.