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Manifestation de la Ligue de Défense Juive devant l'AFP (twitter @davidperrotin)
Manifestation de la Ligue de Défense Juive devant l’AFP (twitter @davidperrotin)

C’était pour protester contre ce qu’ils appellent «la désinformation des médias sur Israël» que le groupuscule a organisé un rassemblement devant les locaux de l’Agence France Presse. Egalement sur place, un journaliste a été pris à partie.

Ils étaient une centaine de personnes à avoir fait le déplacement, drapeau jaune du mouvement brandis, ce 22 octobre place de la Bourse, devant les locaux parisiens de l’AFP.

Aux cris de «AFP collabo», «Vous ne méritez pas votre carte de presse», le groupuscule, connu pour la violence de ses actions, entendait protester contre le traitement médiatique fait par l’AFP sur les événements actuels en Israël.

Selon nos informations, une dizaine de personnes cagoulées et pour certaines, armées de bâtons, se sont alors dirigées vers le journaliste, qui a été pris à partie et violenté, avant l’intervention des forces de l’ordre. Le reporter agressé a ensuite été mis à l’abri dans les locaux de l’AFP avant d’être exfiltré par la police, des individus suspects l’attendant dehors. Il « a été mis en sécurité », a précisé sa rédactrice en chef un peu plus tard sur Twitter. Dans la soirée, le calme était revenu aux abords de l’AFP.

Une manifestante me dit: « je préviens la LDJ que vous êtes là Monsieur Perrotin »

Egalement sur place pour couvrir le rassemblement, le journaliste de Buzzfeed, David Perrotin qui informait en temps direct sur les réseaux sociaux. Il sera ainsi rapidement pris à partie par les manifestants.

Des personnes en cagoules parfois armées de bâtons se sont dirigées vers le journaliste. Les forces de l’ordre ont pu s’interposer et ont mis en sécurité le journaliste dans les locaux de l’AFP.

La LDJ est interdite en Israël et aux Etats-Unis mais autorisée en France. Après les évènements violents en juillet 2014 rue de la Roquette, en marge d’une manifestation de soutien à Gaza, le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve avait envisagé la « possibilité » de son interdiction. Depuis, la dissolution administrative de l’association n’a toujours pas été décidée.

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