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« Elle faisait l’objet d’écoutes administratives par les renseignements, d’écoutes judiciaires de la part d’un service de police du 93 pour des affaires de stupéfiants, et d’écoutes judiciaires par la Sous-direction de l’antiterrorisme qui l’a branchée depuis qu’elle a pris en main le dossier des attentats à Paris », précise Jean-Michel Décugis, spécialiste police-justice de la chaîne d’information en continu.
Née à Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine), Hasna Aitboulahcen est une Française d’origine marocaine qui a dirigé Beko Construction, une entreprise de BTP aujourd’hui en liquidation judiciaire, basée à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Décrite comme « une jeune femme obsédée par le jihad », elle aurait tenté de se rendre en Syrie ou en Irak, mais sans jamais y parvenir, selon BFMTV.
D’après les informations d’Europe 1, Hasna Aitboulahcen avait des attaches à Creutzwald, en Moselle, où vivait son père qui a encore un appartement dans la commune. Elle s’y rendait régulièrement. « Les forces de l’ordre ont massivement fouillé mercredi soir cette commune de 13.000 habitants, pour tenter d’en apprendre plus sur elle », selon la radio, qui donne quelques éléments sur sa personnalité.
Selon les témoignages des riverains, Hasna Aitboulahcen était « un peu paumée », « extravertie », « buvait de l’alcool » et se faisait appeler « la femme cow-boy » à cause du grand chapeau qu’elle avait l’habitude de porter. Mais elle n’avait pas été vue dans la région depuis cinq ans. Elle avait « disparu des radars » depuis 2013 mais se serait fait remarquer en « menaçant l’Etat français » à plusieurs reprises.
Le quotidien belge La Dernière Heure, qui cite une « source officielle marocaine » précisant que Hasna Aitboulahcen est la cousine maternelle d’Abdelhamid Abaaoud, a diffusé mercredi 18 novembre une photo qui pourrait être celle de la kamikaze. Le cliché proviendrait du compte Facebook de Hasna Aitboulahcen, sur lequel elle aurait exprimé son désir de partir en Syrie et son admiration pour Hayat Boumeddiene,