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Par Thierry Lucas
En donnant ses nouvelles orientations stratégiques à l’Ecole polytechnique – un plan à dix ans sera présenté en mars 2016- le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a réaffirmé la volonté de regrouper à terme les écoles d’ingénieurs de l’université Paris-Saclay. Une proposition phare du rapport Attali présenté en juin dernier.

L’ « Ecole polytechnique de Paris » ? C’est le nom proposé par Bernard Attali, dans son rapport sur l’Ecole polytechnique de juin 2015, pour regrouper les écoles d’ingénieurs de l’université Paris-Saclay (Ecole polytechnique, Ensta, Télécom, Ensae, Centrale-Supelec…). Ce n’est peut-être pas sous ce nom que naîtra un jour l’établissement mieux armé pour concurrencer les grands centres de Stanford ou Cambridge, mais le projet reste d’actualité.
Les formations dispensées à l’X devront favoriser les cursus croisés avec d’autres écoles, et s’internationaliser. La mutualisation des laboratoires aux thématiques communes est recommandée, ainsi qu’une stratégie unifiée de création de nouveaux laboratoires. La visibilité à l’international doit reposer sur le développement des MOOCS et des enseignements en anglais, mais aussi sur une politique commune de représentation et de recrutements internationaux. Enfin, l’entrepreneuriat devra être soutenu par des ressources mises en commun (incubateurs, fonds de capital-risque, accompagnement des entrepreneurs…).
objectifs à 5 ans
Le ministre de l’Economie Emmanuel Macron, présent lors de la présentation du 15 décembre à l’Ecole polytechnique, réaffirme lui-aussi la nécessité pour les écoles de travailler ensemble au sein de Paris-Saclay. Nécessité d’atteindre une masse critique face à la concurrence internationale sur le marché mondial… tout en préservant le haut niveau de recrutement et d’exigence vis-à-vis des élèves. La multiplication des liens et des partenariats avec les entreprises fait aussi partie du programme, dans les domaines clés de l’aéronautique, des matériaux, et de la pharmacie, notamment.
Beaucoup de principes édictés, donc, mais qui doivent avancer concrètement, puisque les écoles d’ingénieurs concernées devront remettre à leur ministre de tutelle, d’ici le 15 mars 2016, une feuille de route avec des objectifs à 5 ans. Mars 2016, c’est aussi le moment où l’Ecole polytechnique devra présenter son plan stratégique à dix ans, sur les principes énoncés par le ministre de la Défense. Restera à trancher la question épineuse de la gouvernance, entre les écoles du futur regroupement et au sein de l’université Paris-Saclay.