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GlaxoSmithKline (GSK) a cessé de rémunérer des médecins chargés de promouvoir ses médicaments auprès d'autres praticiens
GlaxoSmithKline (GSK) a cessé de rémunérer des médecins chargés de promouvoir ses médicaments auprès d’autres praticiens (AFP/BEN STANSALL)

GlaxoSmithKline (GSK) a cessé de rémunérer des médecins chargés de promouvoir ses médicaments auprès d’autres praticiens, afin de répondre aux critiques sur les conflits d’intérêt ayant cours dans l’industrie pharmaceutique, a-t-on appris vendredi auprès du laboratoire britannique.
Jusqu’à présent, GSK, comme les autres groupes du secteur, réglait des émoluments à des médecins indépendants qui vantaient les mérites de ses médicaments lors de rencontres avec d’autres professionnels, notamment à l’occasion de séminaires.
Le groupe britannique a cessé cette politique depuis le début de l’année et affirme être le premier du secteur à s’être engagé sur cette voie.
« Nous introduisons ces changements pour aider à supprimer toute perception de conflit d’intérêt dans la manière dont les entreprises comme GSK interagissent avec les prescripteurs de médicaments », a expliqué une porte-parole du groupe à l’AFP.
L’entreprise a déclaré que, dorénavant, elle allait utiliser d’autres moyens, y compris des informations diffusées par les nouveaux moyens de communication numérique, pour faire connaître ses produits aux praticiens. Elle va toutefois continuer d’employer en son sein des professionnels qui feront la promotion les médicaments et vaccins de GSK auprès des professionnels.
GSK continuera par ailleurs de payer des praticiens extérieurs à son giron pour des services « non-promotionnels », par exemple pour recevoir leurs conseils ou solliciter leur aide pour des projets de recherche. Elle versera aussi des émoluments aux praticiens qui participeront à des études visant à évaluer la connaissance et l’usage de ses médicaments, la plupart du temps via des agences marketing.
En revanche, l’entreprise ne financera plus directement les voyages et hôtels des médecins pour venir assister à des réunions qu’elle organise. A la place, elle versera des fonds à des organismes « indépendants » qui détermineront quels praticiens pourront recevoir des subventions pour venir assister à des congrès.
L’image de GSK a été écornée ces dernières années par plusieurs scandales ayant entraîné des condamnations à son encontre.
En juillet 2012, l’entreprise avait notamment été condamnée à 3 milliards de dollars d’amende (2,77 milliards d’euros au taux de change actuel) pour mettre fin à des poursuites des autorités américaines qui l’accusaient d’avoir fait la promotion illicite de médicaments et publié des déclarations trompeuses.
En septembre 2014, elle a été condamnée à une amende de 3 milliards de yuans (420 millions d’euros) par un tribunal chinois pour corruption, tandis que cinq de ses cadres écopaient de peines de prison.

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