Étiquettes
Alep, armée syrienne, Nebbol et Zahra, pourparlers de paix, Syrie
Staffan de Mistura, l’émissaire spécial des Nations unies pour la Syrie, a dû se rendre à l’évidence. Les blocages qui ont empêché, dès le 29 janvier, le démarrage des pourparlers entre le régime et l’opposition syrienne à Genève sont devenus insurmontables dans un contexte d’offensive militaire généralisée du régime syrien et de son allié russe dans la région d’Alep. Mercredi 3 février, Staffan de Mistura a donc annoncé leur suspension jusqu’au 25 février. Le régime de Damas n’a concédé aucune des « mesures de confiance » humanitaires que le Haut Comité des négociations (HCN), qui regroupe l’opposition politique et militaire, réclamaient en préalable à des négociations sur la transition politique.
Staffan de Mistura s’est, pour sa part, abstenu de distribuer bons et mauvais points, soucieux de la neutralité que lui impose son rôle de médiateur. Son engagement à faire du « soulagement de la souffrance du peuple syrien » et de la mise en œuvre des « obligations humanitaires » sa « priorité » a toutefois été compris comme la reconnaissance du bien-fondé des demandes du HCN. « L’opposition ne peut-être critiquable en la matière. Les Nations unies ont identifié l’origine du problème. Tout le monde a compris, même implicitement, que la Russie était visée », commente un diplomate occidental.
Le camp de Damas est resté sourd à ces accusations. Le chef de la délégation du régime, Bachar Al-Jaafari, a rejeté la responsabilité de la suspension des pourparlers sur l’opposition. Il a dénoncé une manœuvre de « couverture politique » de la part de l’émissaire onusien, pour masquer le retrait du HCN des négociations sur « instruction » de ses parrains régionaux, l’Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie.
L’armée syrienne entre dans les localités assiégées Nebbol et Zahra

L’armée syrienne est entrée jeudi dans deux localités chiites assiégées depuis trois ans par les rebelles opposés aux président Bachar el-Assad, après une avancée qui lui a permis de resserrer l’étau autour d’Alep (nord), deuxième ville du pays.
Alep, ex-capitale économique et chef-lieu de la province du même nom située dans le nord du pays, est divisée depuis 2012 entre quartiers ouest contrôlés par le régime et quartiers est tenus par les rebelles.
Les quartiers tenus par les insurgés sont désormais directement menacés par les forces prorégime.
.