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Etudiants, JOC, Loi Travail, manifester le 9 mars, Précaires à vie, UNEF, UNL
Les principales organisations de jeunesse s’unissent pour « exiger le retrait » de la loi Travail et annoncent, dans un texte qu’ils détailleront mardi prochain et que le JDD s’est procuré, une journée d’action le mercredi 9 mars, jour prévu au départ pour la présentation du projet de loi en Conseil des ministres. Manuel Valls a annoncé lundi un report de « quinze jours ».
En 2006, la mobilisation contre le contrat première embauche avait fait reculer le gouvernement. (Sipa)
Et maintenant la jeunesse? C’était la priorité du candidat Hollande et voici que, à un peu plus d’un an de la fin du quinquennat, les principales organisations de jeunesse s’unissent pour « exiger le retrait » de la loi Travail, jugeant l’ensemble des mesures « inacceptables ». Pour ce faire, ils annoncent, dans un texte qu’ils détailleront mardi prochain et que le JDD s’est procuré (lire ci-dessous), une journée d’action le mercredi 9 mars, jour prévu de la présentation du projet de loi en Conseil des ministres. Manuel Valls a annoncé lundi un report de « quinze jours ».
« Précaires à vie »
« Le gouvernement vient de déclencher une offensive sans précédent contre les jeunes et les salarié.e.s. Nous, étudiant.e.s, jeunes chômeur.se.s ou décrocheur.se.s, subissons déjà la précarité pendant les études et l’insertion professionnelle, il faudrait maintenant que nous acceptions d’être précaires à vie! », écrivent l’Unef, Solidaires Étudiant-e-s, l’UNL, la Fidl, la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC), toutes les organisations de jeunesses des partis de gauche, Génération précaire et Osez le féminisme dans un appel commun à la manifestation.
Déjà 41.000 personnes ont indiqué qu’elles participaient à l’événement sur Facebook.
« Cette loi est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Notre seuil de tolérance à la précarité est dépassé », lance William Martinet, le président de l’Unef, voyant dans le plafonnement des indemnités prud’homales la création d’un « droit au licenciement abusif ». « Ce n’est pas en facilitant les licenciements et en augmentant le temps de travail que l’on va réduire le chômage. Et faire que les apprentis – y compris des mineurs – puissent travailler jusqu’à 40 heures, c’est inacceptable », pointe Rina Rajaonary, à la tête de la JOC.
Le gouvernement n’a pas intérêt à mettre dans la rue tous ceux qui ont voté pour lui en 2012″
« On est une génération sacrifiée qui en a marre. Le libéralisme, on le subit depuis les années 1980 et ça ne crée pas d’emplois. Le gouvernement n’a pas intérêt à mettre dans la rue tous ceux qui ont voté pour lui en 2012 à quelques mois de la présidentielle », avertit le président du Mouvement des jeunes socialistes, Benjamin Lucas, soulignant que, les jeunes étant les plus touchés par le « précariat », cette loi les concerne au premier chef.
Dans leur texte, les signataires disent vouloir s’inspirer « de la mobilisation contre le contrat première embauche, où la jeunesse avait fait reculer le gouvernement aux côtés des salariés ». « Le 9 mars, ce sera un tour de chauffe. C’est pour le 31 mars qu’on espère beaucoup de monde », conclut William Martinet, qui publiait ce dimanche sur Twitter un vademecum en 10 étapes du parfait étudiant mobilisé.
1/ lundi matin, OKLM, tu prends ton petit café CROUS à 50 cts (important d’être réveillé pour lancer une mobilisation contre la #LoiTravail)