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Portrait de Jean-Yves Le Drian dans le magazine Bretons de février. On y trouve d’utiles rappels, même si, dans un organe grand public, on se doit de rester dans les clous. Tout ce qui peut sembler un tantinet dérangeant devant être éliminé ! Un passage illustre cette règle : « homme de stratégie et de réseaux, le ministre s’appuierait ainsi également sur la franc-maçonnerie, dont il serait un membre actif ». On notera l’utilisation d’un conditionnel prudent : « s’appuierait », « serait ».
Manifestement, la journaliste, Maiwenn Raynaudon-Kerzerho, n’a pas cherché à creuser ce point davantage. Le souci d’être précis, exact, complet, l’aurait évidemment conduit à indiquer que Jean-Yves Le Drian appartient au Grand Orient de France, institution maçonnique très implantée à gauche, et d’une manière générale dans les milieux laïques.
Mais M. Le Drian n’a jamais joué au laïcard excité… Plus on monte dans la hiérarchie militaire, plus les francs-maçons sont nombreux. Ce qui facilite évidemment les relations du ministre avec les « chefs ». Bien entendu, il n’est pas certain qu’aujourd’hui le ministre fréquente avec assiduité les temples maçonniques. Avec l’âge, il est peut-être devenu non pratiquant !
Jean-Yves Le Drian a été initié, dès 1982, dans la loge Nature et philosophie de Lorient (Grand Orient de France). « Membre du GO de longue date, le maire de Lorient et fidèle ami de François Hollande a pris les rênes du ministère de la Défense. Cédric Léwandowski, directeur du cabinet du ministre, est un initié influent. Selon la tradition républicaine, les frères sont nombreux parmi les officiers. La nomination de Le Drian n’a pas fait de vagues ». (Le Nouvel Observateur, 3 janvier 2013).
Lorsqu’il était député, tout naturellement, Jean-Yves Le Drian appartenait à la Fraternelle parlementaire, qui réunit les députés et sénateurs francs-maçons, de droite et de gauche, quelle que soit leur loge (GOF, Grande loge de France, Grande loge nationale française…)
