Quel matériel militaire la Russie va-t-elle rapatrier de Syrie?

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Avions militaires, ici des Su-34, sur la base de Hmeymin en Syrie, prêts pour être rapatriés en Russie, mardi 15 mars 2015   © REUTERS / REUTERS TV

En Syrie, l’armée russe a déployé quantité d’armes et d’équipements militaires depuis le début de son intervention, qu’il va falloir maintenant rapatrier. Petit revue de détail


800 soldats sur 4000 resteront sur place

Selon des estimations d’experts, la Russie a déployé plus de 4 000 militaires en Syrie. Mais après l’ordre de Vladimir Poutine de retirer le gros du contingent russe, 800 soldats resteront sur place, selon le président de la commission Défense du Conseil de la Fédération, Viktor Ozerov. «Nous nous réservons le droit de garder des unités de reconnaissance aériennes, dont des avions avec leur équipage», a-t-il ajouté à l’agence Interfax.

Des conseillers militaires, dont la présence a été signalée en plusieurs lieux de Syrie, notamment dans le nord kurde du pays, resteront également en Syrie, a-t-il précisé.


50 avions et 30 hélicoptères mobilisés

Quatre avions de combats multi-rôles Su-30SM, douze avions d’attaque au sol Su-25 et douze avions de combat Su-24M avaient été initialement déployés avant même le début de l’intervention russe sur la base de Hmeïmin, dans le nord-ouest de la Syrie.

Ces forces ont été plusieurs fois renforcées, le ministère russe de la Défense ayant par exemple annoncé le 1er février le déploiement de quatre chasseurs de quatrième génération Su-35, les derniers nés des usines russes.

Au total, la Russie avait une cinquantaine d’avions sur place avant l’annonce de Vladimir Poutine, mais Moscou a déjà annoncé que les bombardements russes contre les «organisations terroristes continueraient», laissant entendre que plusieurs appareils resteraient basés à Hmeïmin.

La Russie devra également rapatrier sa trentaine d’hélicoptères de combats déployés en Syrie, principalement des hélicoptères d’attaque Mi-24 et des hélicoptères polyvalents Mi-8.


La défense anti-aérienne toujours en position

Déployées autour de Hmeïmin peu après la destruction d’un Su-24 par l’aviation turque, fin novembre, les ultra-modernes batteries de défense antiaérienne S-400 resteront en place, a annoncé mardi le chef de l’administration présidentielle, Sergueï Ivanov.

«Nous maintenons une protection efficace pour la partie du contingent qui reste en Syrie, notamment avec des moyens de protection sur terre, en mer et dans les airs», a-t-il déclaré. Mais la Russie a aussi déployé des moyens mobiles de défense antiaérienne (Pantsir et Tor M1) qui devraient être rapatriés en Russie.


Les drones, peu efficaces, resteront aussi

Peu avant le début de son intervention militaire en Syrie, Moscou avait annoncé y avoir déployé plusieurs drones de reconnaissance, malgré le scepticisme des experts qui estiment que la Russie souffre d’un retard technologique en la matière.

«Les drones russes ne sont pas vraiment efficaces», avait expliqué l’analyste militaire indépendant Pavel Felguenhauer, qui assure que la Russie n’a pas déployé de drones de combat en Syrie. Efficaces ou pas, les drones de reconnaissance devraient rester en Syrie, le Kremlin ayant précisé que «la surveillance de la trêve» continuerait d’être assurée par des aéronefs russes.


Sept chars à l’avenir incertain

Sept chars T-90 avaient aussi été observés sur la base de Hmeïmin juste avant l’intervention russe. Entré en service en 1992, le T-90 est le principal char d’assaut de l’armée russe, qui en possède plus de 500. Tous les experts s’accordaient alors à dire que les T-90 observés d’après des images satellites étaient disposés en position de défense. On ignore leur sort.

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