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Source: AFP

Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a déclaré qu’il allait autoriser les policiers et les gendarmes à rentrer chez eux accompagnés de leur arme de service, qu’ils doivent normalement laisser au commissariat.

Bernard Cazeneuve promet que l’enquête sur le meutre des deux policiers dans la soirée du 13 juin doit permettre de «mettre hors d’état de nuire d’éventuels complices», rapporte l’AFP.

«Ce qui nous importe au sein de l’appareil d’Etat (…) c’est que nous puissions faire avancer cette enquête de manière à mettre hors d’état de nuire d’éventuels complices», a-t-il affirmé rappelant que la menace terroriste était «extrêmement élevée».

Après la réunion qui s’est tenue ce matin à l’Elysée sur l’assassinat de deux policiers dans les Yvelines, Bernard Cazeneuve a dénoncé un «acte terroriste abject», et a ajouté que «la mobilisation du gouvernement est totale».

Le ministre de l’Intérieur a par ailleurs déclaré qu’il se rendrait «immédiatement dans le département des Yvelines pour aller à l’encontre des collègues traumatisés de ces deux policiers».

Larossi Abballa, l’homme de 25 ans qui a tué un policier et sa compagne lundi soir près de Paris au domicile des victimes, était impliqué dans une enquête récente sur une filière jihadiste syrienne, rapporte l’AFP citant des sources proches de l’enquête.

Il était connu des services de renseignement pour des faits de radicalisation, ainsi que de vols, de recels et de violence. Il s’appelait Larossi Abballa et était âgé de 25 ans, originaire de Mantes-la-Jolie.Il faisait également l’objet d’une enquête de la sous-direction antiterroriste. Il avait d’ailleurs été condamné en 2013 à trois ans de prison pour avoir participé aux activités d’une filière djihadiste.

Ce couple a été «lâchement assassiné par un terroriste. (…) C’est un acte incontestablement terroriste», a déploré François Hollande à l’ouverture d’une réunion internationale contre la corruption, ajoutant que «la France est confrontée à une menace terroriste de très grande importance» contre laquelle «des moyens très importants» doivent être «mobilisés».

Le président français, François Hollande, dans un communiqué, condamne «l’odieux assassinat», qu’il a qualifié de «lâche», d’un commandant de police et de sa compagne à Magnanville».