Courriels Clinton et FBI

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Madame Clinton a « volontairement » comparu samedi devant le FBI. Pourquoi ?
 
André Archimbaud
Consultant stratégique
  Madame Clinton a « volontairement » comparu samedi devant le FBI. Pourquoi ?

Reprenons : le Washington Post décrivait, le 19 novembre dernier, la capacité du couple Clinton à lever des fonds (3 milliards de dollars levés en quarante ans). C’est en 2001 que fut mis le turbo, grâce à la création d’une fondation Clinton qui n’a, depuis, distribué « humanitairement » que 10 % des fonds levés. Le Washington Post suggérait également que bon nombre de donateurs avaient investi en stéréo : 2 milliards de dollars pour la fondation, 1 milliard de dollars pour la caisse politique des Clinton.

Selon CNN, les Clinton ont connu un enrichissement personnel d’environ 153 millions de dollars, entre 2001 et 2013 (Hillary a été secrétaire d’État du 21 janvier 2009 au 1er février 2013), facturant des tarifs astronomiques pour des conférences présentées devant la jet-set du mondialisme.

Puis, le fiasco Benghazi en 2012 déclencha « l’affaire des courriels » : l’assassinat d’un ambassadeur par des commandos islamistes déclencha le lancement de deux commissions d’enquête parlementaires dans la foulée, visant à élucider ce drame de non-assistance à fonctionnaire en danger que le gouvernement avait sciemment présenté comme une manifestation de colère religieuse à l’égard d’un film américain islamophobe.

Le 11 août 2014, la seconde commission d’enquête découvre, après injonction, que seuls dix courriels sur Benghazi sont produits par le ministère… parce que l’ancienne secrétaire d’État utilisait un serveur privé pour les affaires d’État (Daily Mail, 30 juin 2016). Suspicion supplémentaire : au lieu de remettre le serveur aux enquêteurs, Hillary les inonde de dizaines de milliers de pages de photocopies… en spécifiant royalement que 30.000 courriels ont été détruits du fait de leur nature « privée ». Intervention du FBI, qui exige poliment la remise du serveur… déjà effacé. On saisit alors le serveur de sauvegarde installé dans la salle de bains d’une micro-société de consultants, avant de passer à l’archéologie numérique : 100 employés du FBI sont sur le pont… sachant que le respect d’une multitude de lois et règlements fédéraux est en jeu, en particulier sur les secrets d’État.

Y a-t-il eu mise en danger de la sécurité nationale ? À en croire le hacker roumain Guccifer, oui ! D’autant que le département d’État lui-même vient de produire un rapport administratif qui lacère Clinton sur son manque de jugeote quant au risque de piratage de tout serveur privé. Alors, inculpation ? Il faudra, en ce cas, citer Obama comme témoin, lui-même fréquent destinataire des courriels « privatisés » de sa secrétaire d’État. Peu probable…

Ce qui mène à la « vraie » enquête du FBI, qui vise une corruption possible : pourquoi 30.000 courriels « privés » ont-ils été effacés du serveur d’Hillary ? Et pourquoi ce serveur privé ? Pour masquer un trafic d’influence ? Des puissances étrangères ont-elles financé Hillary via la fondation en échange de faveurs du ministère ? Dans ce cas, Bill Clinton lui-même sera aussi en danger. Un Bill qui vient de forcer la porte de l’avion de fonction de la ministre de la Justice, son ancienne employée, lundi dernier, sur le tarmac de l’aéroport de Phoenix. Un « hasard », juste avant l’interrogation de sa femme par le FBI… « Hasard » suivi, le lendemain, d’une requête surprise du ministère de la Justice auprès du juge de district qui avait enjoint le département d’État de produire, pour ce 21 juillet, tous les courriels officiels échangés entre les fonctionnaires et la fondation Clinton. Il est demandé au juge de patienter… 27 mois !

Quand Trump dit que le système est truqué…

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