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Le Brexit retient aussi l’attention au premier jour du sommet de l’Alliance à Varsovie

Le président américain Barack Obama (droite) en compagnie du premier ministre britannique David Cameron
Photo: Wojtek Radwanski Agence France-Presse Le président américain Barack Obama (droite) en compagnie du premier ministre britannique David Cameron

Varsovie — L’OTAN a parachevé vendredi le renforcement de sa présence militaire dans l’est de l’Europe face aux agissements russes et réaffirmé ses liens avec l’UE, ébranlée par le Brexit.

Barack Obama, qui assistait à Varsovie à son dernier sommet de l’OTAN, a mis en garde de son côté contre un Brexit qui traînerait en longueur et nuirait à la stabilité financière et à la sécurité en Europe.« Personne n’a intérêt à des négociations conflictuelles et prolongées » sur la sortie du Royaume-Uni de l’UE, a lancé le président américain, notant que la relation transatlantique vivait « peut-être son moment le plus important depuis la fin de la guerre froide ».

Les États-Unis s’inquiètent des risques qu’une telle incertitude ferait peser sur l’économie mondiale. La Grande-Bretagne, puissance nucléaire et membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, pourrait aussi perdre en influence en quittant l’UE et, par ricochet, affaiblir l’Europe.« La Grande-Bretagne ne va pas jouer un rôle moindre dans le monde », a assuré le premier ministre britannique démissionnaire, David Cameron, à son arrivée au sommet.

L’UE et l’OTAN ont par ailleurs annoncé un renforcement de leur coopération, notamment dans l’échange de renseignements.L’Alliance doit se doter de puissants drones basés en Sicile et appuyer par du renseignement l’opération navale de l’UE contre les passeurs de migrants et le trafic d’armes en Méditerranée.

Deux ans après le sommet de Newport, dans le Pays de Galles, qui avait pris acte de la nouvelle donne en Europe après l’annexion de la Crimée par la Russie, les 28 pays membres de l’OTAN ont mis la dernière touche à leur nouvelle posture stratégique à l’Est.Ils ont décidé d’envoyer quatre bataillons (600 à 1000 hommes chacun) dans les pays baltes et en Pologne afin de dissuader la Russie de tout aventurisme territorial.

Ils seront encadrés par les États-Unis, l’Allemagne, la Grande-Bretagne et le Canada (voir encadré), qui fourniront le gros des troupes, avec la participation à moindre échelle d’autres pays de l’Alliance atlantique, comme la France et la Belgique (150 hommes chacune).Au risque de provoquer l’ire de Moscou, l’OTAN a par ailleurs donné le coup d’envoi à la constitution de son bouclier antimissile en Europe, qui dispose dorénavant d’une « capacité opérationnelle initiale ». Les installations, basées en Turquie, en Roumanie et en Espagne, « sont maintenant en mesure de fonctionner sous un commandement de l’OTAN et un contrôle de l’OTAN », a annoncé Jens Stoltenberg.