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La ministre de l’Intérieur britannique Theresa May est devenue lundi 11 juillet la seule candidate en lice dans la course à la succession de David Cameron après le retrait de sa rivale, Andrea Leadsom.

Theresa May, lors d'une conférence de presse le 30 juin 2016. (c) AFPTheresa May, lors d’une conférence de presse le 30 juin 2016. (c) AFP

La voie se dégage pour Theresa May. Après le retrait de sa rivale, la secrétaire d’Etat britannique à l’Energie Andrea Leadsom, plus rien ne s’oppose à la nomination de la ministre de l’Intérieur britannique au 10 Downing Street. Le Premier ministre démissionnaire, David Cameron, a annoncé lundi que Theresa May prendrait officiellement les rennes du gouvernement britannique mercredi.

« Nous aurons un nouveau ministre dans ce bâtiment derrière moi mercredi soir », a déclaré M. Cameron devant le 10 Downing Street, ajoutant qu’il présenterait sa démission à la reine mercredi après les questions au Parlement. Theresa May est la seule candidate en lice pour lui succéder après l’abandon d’Andrea Leadsom.

Andrea Leadsom a annoncé son retrait dans une déclaration à la presse à Londres en soulignant que Theresa May, à qui elle a apporté son soutien, était « la mieux placée » pour diriger le gouvernement.

Theresa May prête à gouverner

Theresa May, une eurosceptique passée dans le camp du maintien dans l’UE pendant la campagne référendaire, a confirmé ce lundi qu’elle respecterait la victoire des pro-Brexit, laissant peu d’espoirs à ceux au Royaume-Uni qui réclament une deuxième consultation sur l’UE.

« Je ne saurais être plus claire: il n’y aura pas de tentative pour rester au sein de l’UE », a-t-elle dit lors d’une déclaration dans la matinée à Birmingham (centre de l’Angleterre). « Brexit signifie Brexit » et « nous en ferons un succès », a insisté celle qui est en passe de devenir la deuxième femme premier ministre dans l’histoire du pays.

Dimanche, la chancelière allemande Angela Merkel s’est montrée convaincue que le Royaume-Uni allait activer l’article 50 du Traité de Lisbonne pour officialiser sa décision de sortir de l’UE. « La décision est de mon point de vue tombée » quand les Britanniques ont dit en majorité qu’ils souhaitaient sortir de l’UE, a-t-elle dit.

Guerre ouverte chez les travaillistes

La guerre des chefs se poursuivait en revanche du côté de l’opposition travailliste, après que la députée Angela Eagle eut annoncé sa candidature pour détrôner Jeremy Corbyn. Cette candidature ouvre la voie à de nouvelles élections pour désigner le chef du parti, dont les divisions ont été exacerbées par la victoire du Brexit.

Triomphalement élu en septembre à la tête du Labour grâce au vote des militants, Corbyn n’a jamais réussi à s’imposer auprès d’une grande partie des cadres du parti, qui le jugent trop à gauche, et incapable de remporter des élections législatives. Les critiques ont redoublé ces deux dernières semaines, avec une motion de défiance des députés travaillistes et la démission des deux tiers de son cabinet fantôme.

Le comité exécutif du parti doit se réunir pour décider s’il doit recueillir le soutien de 50 députés pour concourir, ou s’il est automatiquement candidat. Soulignant que le pays traversait une « période dangereuse », Angela Eagle a estimé lundi en lançant sa campagne que M. Corbyn n’était « pas capable de fournir le leadership » nécessaire.

AFP