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La police dément tout lien avec le groupe État islamique.
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La fusillade qui a ensanglanté Munich est l’oeuvre d’un forcené souffrant de problèmes psychologiques, sans lien avec le jihadisme, qui a voulu établir un lien avec le massacre il y a tout juste cinq ans d’Anders Behring Breivik.
«Nous partons du principe qu’il s’agit dans cette affaire d’un acte classique d’un forcené» qui a agit manifestement sans motivation politique, a déclaré samedi à la presse le procureur de Munich Thomas Steinkraus-Koch, au lendemain de la tuerie.
«Il n’y a pas d’autres raisons» à cet acte qui a fait 9 morts et 16 blessés, a-t-il ajouté.
«Nous avons trouvé des éléments montrant qu’il se préoccupait des questions liées aux forcenés» auteurs de tueries, notamment des livres et des articles de journaux, a précisé le chef de la police de Munich, Hubertus Andrä.
Les enquêteurs ont aussi établi un lien «évident» entre la fusillade et le tueur norvégien Anders Behring Breivik.
«Le lien est évident», a dit M. Andrä, en soulignant que la fusillade était intervenue cinq ans jour pour jour après le massacre de 77 personnes par l’extrémiste de droite Breivik.
Aucun lien avec le groupe Etat islamique
«Il n’y a absolument aucun lien avec l’Etat islamique», a-t-il déclaré.
Le tueur, un Germano-Iranien de 18 ans, né à Munich et qui fréquentait une école de la ville, a ouvert le feu sur des passants vendredi soir à proximité et dans un centre commercial. Après avoir tué les neuf personnes, de jeunes gens pour la plupart, et blessé 16 autres, il s’est donné la mort.
Fils d’un chauffeur de taxi et né en Allemagne, le jeune homme souffrait «d’une forme de dépression», a aussi souligné le procureur.
«Il s’agit ici d’une maladie, d’une forme de dépression», a-t-il dit invitant dans le même temps à se montrer prudent sur les informations selon lesquelles il aurait suivi un traitement psychiatrique.