Pierre Monnier
Le réacteur numéro 3 de la centrale nucléaire d’Ikata a repris du service le 12 août au Japon. Arrêté en 2011 après la catastrophe de Fukushima, c’est seulement le cinquième à redémarrer depuis. Il commencera à produire de l’électricité dès le lundi 15 août.
© TepcoUne reprise à pas de loup
Le site d’information Japan Today indique que le gouvernement japonais voudrait faire du nucléaire entre 20 et 22% de sa production d’électricité totale d’ici 2030. Cet objectif permettra de réduire les émissions de gaz à effet de serre et diminuer les coûts d’importation de carburants. Car depuis Fukushima, le pays a suspendu ses activités nucléaires et compense avec une hausse de la production d’électricité dans les centrales à charbon.
Mais le Japon veut avant tout se prémunir d’un nouvel accident nucléaire. Quitte à faire machine arrière sur ses décisions comme plus tôt cette année. Ainsi, deux réacteurs de la centrale de Takahama ont dû cesser leur activité sur décision de justice. En mars 2016, le tribunal de district d’Otsu avait ordonné leur fermeture pour des raisons de sécurité. Cette décision avait été confirmée en appel par le tribunal d’Osaka.
Le réacteur 3 de la centrale d’Ikata sera donc surveillé de près par les autorités. La criticité, l’état de réaction nucléaire en chaîne soutenue, devrait être atteinte le 13 août. Il faudra ensuite atteindre deux jours de plus pour que l’unité génère et transmette de l’électricité sur le réseau nippon.