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Jour de pollution à Pékin, décembre 2015.© Andy Wong
Premier pollueur de la planète, le pays adopte l’accord sur la réduction des gaz à effet de serre. Les Etats-Unis devraient suivre ce samedi. Avant le G20, l’hôte chinois fait fermer des usines afin de purifier l’air
La chambre d’enregistrement législatif du régime communiste a voté «la proposition (…) pour ratifier» ce traité historique visant à contenir le réchauffement climatique sous le seuil critique de 2 voire 1,5°C par rapport au niveau pré-industriel, a annoncé l’agence Chine nouvelle.
Cela supposera des efforts colossaux pour le géant asiatique, qui tire quelque 70% de son électricité du charbon, produisant environ 24% des émissions mondiales de CO2.
A cette heure: 24 pays seulement ont ratifié
L’accord de Paris a été formellement signé par 180 pays, mais chacun doit ensuite, selon ses propres modalités (vote au Parlement, décret…), ratifier le texte. Il faut la ratification d’au moins 55 pays représentant 55% des émissions mondiales de gaz à effet de serre pour que le traité entre en vigueur.
Jusqu’à présent, seuls 24 pays étaient allés au bout du processus, selon le site des Nations unies: surtout des petits Etats insulaires, les plus exposés, mais ne représentant que 1,08% des émissions.
Selon des ONG et des sources diplomatiques, les Etats-Unis – deuxième émetteur mondial de CO2 – devaient rapidement imiter la Chine.
Pendant le G20, Barack Obama devrait faire une annonce
Le président Barack Obama est arrivé samedi à Hangzhou, dans l’est de la Chine, pour le sommet du G20, en marge duquel il devrait annoncer la ratification par Washington de l’accord de Paris, décision qui ne nécessiterait pas le feu vert du Congrès.
Avec cette double annonce, une énorme partie du chemin restant sera accomplie: les deux principales économies du globe sont responsables, à elles deux, de 40% des émissions planétaires.
Des usines fermées pour un ciel bleu
Si la Chine est le premier pays en termes d’investissements dans le solaire, Pékin a approuvé en 2015 la construction d’au moins 150 nouvelles centrales à charbon. La consommation chinoise de charbon a doublé sur la décennie 2004-2014, alimentant une pollution atmosphérique endémique.
A telle enseigne que les autorités ont fait fermer ces deux dernières semaines des usines jusqu’à 300 km autour de Hangzhou, pour garantir un ciel bleu aux visiteurs du G20.