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Emmanuel Macron devrait réunir jeudi prochain à Londres plusieurs hommes d’affaires pour un tour de table visant à financer sa campagne.
C’est Le Figaro, pas spécialement journal de combat, qui l’affirme : Emmanuel Macron devrait réunir, ce jeudi prochain à Londres, plusieurs hommes d’affaires pour un tour de table visant à financer sa possible campagne présidentielle.
Les putatifs et généreux donateurs sont-ils français, anglais, franco-anglais ? Le quotidien ne le dit pas. On sait, en revanche, que l’homme ne manque pas de contacts dans cette capitale. Quand François Hollande assurait que « la finance était son ennemi », Emmanuel Macron jouait déjà là-bas au petit télégraphiste, histoire de rassurer les philanthropes de la City en leur précisant que tout cela n’était que du flan raconté à des gogos d’électeurs.
Bien sûr, il n’y a rien d’illégal, voire même d’immoral, surtout dans son cas, à faire appel aux prodigalités de riches amis ; des investisseurs, dira-t-on, ne pouvant voir que de multiples avantages à l’arrivée d’un tel homme à l’Élysée, sachant qu’il est manifestement l’un des leurs. D’ailleurs, au sein d’une certaine frange de l’électorat français, l’exilé fiscal londonien n’est-il pas devenu une sorte de héros des temps nouveaux ?
En revanche, côté symbole, il est à craindre que ces réunions Tupperware pour milliardaires puissent être un jour à Macron ce que la soirée du Fouquet’s fut à Sarkozy : une marque supplémentaire de déconnection vis-à-vis de cette France des invisibles ; laquelle, non contente de gronder dans les urnes, pourrait bientôt faire de même dans la rue, et peut-être pas de manière aussi bien élevée que ses prédécesseurs de la Manif pour tous…
On remarquera encore que cette information a, pour le moment, moins fait réagir que les supputations relatives à l’éventuel financement de la future campagne présidentielle de Marine Le Pen par des banques russes ; certains médias n’hésitant pas à ressortir, de manière singulièrement anachronique, l’antienne de l’argent venu de l’Est et de l’œil de Moscou.
Car si Marine Le Pen en est réduite à mendier l’aide de banques étrangères, c’est tout simplement parce que les banques françaises refusent, pour l’instant, de la financer. Pas par peur du risque – ces gens n’ont pas craint de perdre de véritables fortunes au casino du mondialisme spéculatif, fortunes par ailleurs remboursées avec l’argent du contribuable –, sachant qu’au-delà de 5 % des suffrages, nos bienfaiteurs sont assurés de largement rentrer dans leurs frais. Mais tout simplement parce que, non contente de faire partie du sérail, Marine Le Pen menace ce dernier. Un sérail qui peut se tromper sur nombre de choses, mais jamais sur ses véritables adversaires.
Le cas d’Emmanuel Macron est évidemment différent. Lui ne menace rien, incarnant à merveille l’essence même de ce cénacle ayant programmé l’alliance de cette droite ayant trahi la France et de cette gauche ayant fait de même avec le peuple. Résultat ? La destruction progressive du tissu social et national, à force de revendications communautaristes en tout genre. Comité contre l’islamophobie en France (CCIF) ? Conseil représentatif des associations noires (CRAN) ? Deux associations ne représentant qu’une infime minorité des gens dont ils prétendent être les porte-voix, mais toutes deux financées par le milliardaire George Soros, dont le moins qu’on puisse dire est qu’il n’est pas farouche adversaire de l’idée que peut se faire un Emmanuel Macron de notre vieille France…
