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Agence France-Presse

L’armée syrienne a pris mardi le contrôle d’un quartier rebelle du centre d’Alep après plusieurs jours d’intenses bombardements aériens ayant fait de nombreux morts et provoqué l’indignation des pays occidentaux.

Des soldats syriens ont pénétré à la mi-journée dans le quartier Farafira, situé en bordure de la vieille ville à proximité de l’imposante citadelle qui domine la deuxième agglomération de Syrie.Une source militaire à Damas a précisé que l’armée en avait « repris complètement le contrôle » après « avoir neutralisé plusieurs terroristes », le terme utilisé par le régime pour désigner tous ceux qui combattent le régime.

Cette avancée a été confirmée par l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), qui a toutefois précisé qu’elle se résumait à la reprise de « quelques bâtiments » dans le « petit quartier de Farafira ».Ce secteur est situé sur « la ligne de front » qui sépare depuis 2012 les quartiers tenus par le gouvernement à l’ouest et ceux contrôlés par les rebelles à l’est.

C’est pour reconquérir l’ensemble d’Alep que le régime de Bachar al-Assad a lancé jeudi soir une vaste offensive avec le soutien actif de son allié russe. Cette opération comprend « un volet aérien et un volet terrestre avec utilisation de l’artillerie », a précisé le responsable militaire.
Mardi, le nombre de frappes a d’abord été nettement plus faible que les jours précédents avant de reprendre dans l’après-midi, selon le correspondant de l’AFP. Elles ont fait au moins 11 morts, a rapporté l’OSDH.

DénonciationLes pays occidentaux ont continué mardi à dénoncer avec force l’offensive lancée après l’échec de la trêve des combats mise en œuvre par Moscou et Washington, qui n’a finalement duré qu’une semaine.

« Les effroyables attaques sur Alep sont moralement totalement inacceptables et constituent une violation flagrante du droit international », a déclaré le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, en marge d’une réunion des ministres de la Défense de l’UE à Bratislava.Moscou avait vivement critiqué lundi le « ton et la rhétorique inadmissibles » des Occidentaux.

Ces derniers ont notamment lancé des accusations de « crimes de guerre » à l’encontre de la Russie en raison de l’utilisation présumée à Alep d’armes sophistiquées, normalement destinées à viser des cibles militaires, contre des zones densément peuplées, comme des bombes antibunker, incendiaires et à fragmentation.