Étiquettes
Le président de la région Paca a tenu à assurer son soutien au Premier ministre israélien après le vote de l’ONU. Une initiative dénoncée par l’opposition.

Le président (LR) de la métropole niçoise Christian Estrosi essuyait vendredi des critiques pour un voyage en Israël, durant lequel il a apporté son soutien au Premier ministre Benjamin Netanyahu après la résolution de l’ONU condamnant la politique de colonisation. Christian Estrosi, également président de la région Paca, a expliqué le 25 décembre sur Twitter partir en Israël pour y « témoigner [son] soutien » à Benjamin Netanyahu après le vote d’une résolution « dangereuse qui attaque la seule démocratie de la région ». L’avant-veille, le Conseil de sécurité des Nations unies avait réclamé, pour la première fois depuis 1979, l’arrêt de la colonisation dans les territoires palestiniens.
Rencontre avec le Premier ministre israélien Benjamin @netanyahu. Je lui ai dit tout mon soutien après la résolution de #ONU contre #Israël.
Rien ne peut justifier le déplacement de @cestrosi en Israël aux frais de la Métropole NCA pour soutenir Netanyahu.
50 000 euros de dons sur les fonds Paca
« À quel titre un président de métropole et des élus métropolitains vont-ils soutenir la politique étrangère d’un État condamné par l’ONU ? » a pointé de son côté le premier secrétaire du PS dans les Alpes-Maritimes, Xavier Garcia, interrogé par l’Agence France-Presse. Lors de son voyage, Christian Estrosi a annoncé un don de 50 000 euros, de la part de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, pour un projet de reforestation du Fonds national juif (KKL), organisme paragouvernemental. Selon son site internet, le KKL est actif en Israël, à Jérusalem-Est annexé et sur le plateau du Golan annexé.
En #Israël, #Estrosi donne 50 000 euros d’argent public à une organisation œuvrant à la colonisation https://francais.rt.com/international/31482-israel-estrosi-50-000-argent-public-colonies …
Ce voyage et cette annonce constituent « du clientélisme pur. Non seulement le contribuable paie le déplacement, mais on apprend qu’il engage la région pour acheter une clientèle », celle des « amis d’Israël », a dénoncé le chef de file des socialistes lors des dernières régionales, Christophe Castaner. « Sans se prononcer sur le fond », Christophe Castaner regrette que Christian Estrosi « conteste l’existence de la Palestine » quand la France porte « la position de l’équilibre ». La France et les États-Unis préconisent la solution des deux États, Israël et Palestine, vivant « côte à côte en paix et en sécurité ». En mars, Christian Estrosi s’était déjà inscrit en faux par rapport aux positions diplomatiques de la France et de ses partenaires, en recevant le maire de Yalta, ville de la péninsule ukrainienne de Crimée annexée par la Russie.

