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Le président François Hollande accueilli par son homologue irakien Fouad Massoum (G) à son arrivée au palais présidentiel le 2 janvier 2017 à Bagdad / POOL/AFP

Le président François Hollande accueilli par son homologue irakien Fouad Massoum (G) à son arrivée au palais présidentiel le 2 janvier 2017 à Bagdad / POOL/AFP

Le président français François Hollande a insisté lundi à Bagdad sur la nécessité de lutter en Irak contre le groupe Etat islamique (EI) pour « prévenir des actes terroristes » en France en 2017, « année de victoire contre le terrorisme », selon lui.

François Hollande était déjà venu en Irak en septembre 2014. Il reste à ce jour le seul dirigeant majeur de la coalition internationale anti-EI, dirigée par les Etats-Unis, à s’être rendu dans ce pays depuis le lancement de cette coalition il y a deux ans et demi.

A Bagdad, face à des instructeurs militaires français qui forment les troupes d’élite du contre-terrorisme (CTS) irakien, M. Hollande a prédit que l’année 2017 serait une « année de victoire contre le terrorisme ».

François Hollande et Jean-Yves Le Drian au milieu de militaires français le 2 janvier 25017 à Bagdad / AP POOL/AFP

François Hollande et Jean-Yves Le Drian au milieu de militaires français le 2 janvier 25017 à Bagdad / AP POOL/AFP

« Agir contre le terrorisme ici en Irak, c’est aussi prévenir des actes terroristes sur notre propre sol », a-t-il insisté. Si l’Irak où l’EI contrôle des territoires est régulièrement frappé par des attentats jihadistes meurtriers contre des civils, la France a également été touchée, notamment à Paris ou à Nice.

Mais, a poursuivi François Hollande, la « victoire » n’est rien sans la « reconstruction » de l’Irak, dont les forces armées sont engagées dans une lutte périlleuse pour tenter de reprendre les territoires conquis par les jihadistes en 2014.

La France est le deuxième contributeur de la coalition internationale derrière les Etats-Unis. Depuis son engagement en septembre 2014, elle a effectué plus de 1.000 frappes et détruit environ 1.700 objectifs en Irak ou en Syrie, les deux pays où est implanté l’EI.

Outre les 14 avions de chasse Rafale basés en Jordanie et aux Emirats arabes unis, environ 500 soldats français assurent des missions de conseil, de formation et d’appui d’artillerie en Irak aux forces engagées pour reprendre aux jihadistes la ville de Mossoul (nord). Ils ne participent toutefois pas directement aux combats au sol.

Après Bagdad, le président français doit se rendre à Erbil au Kurdistan irakien (nord), où sont stationnées les forces spéciales françaises qui conseillent les peshmergas kurdes engagés dans la bataille de Mossoul.Le président, qui a engagé les armées françaises dans la lutte antiterroriste depuis 2012, poursuit avec cette visite un quinquennat inédit de « chef de guerre » au plus près des opérations.

– Sécurité maximale –

A Bagdad, il s’entretiendra avec les trois composantes du pouvoir irakien: le président kurde de la République Fouad Massoum, le Premier ministre chiite Haider al-Abadi et le président sunnite du Parlement Salim Al-Joubouri.

Sa visite est placée sous haute sécurité deux jours après un attentat revendiqué par l’EI qui a fait près de 30 morts sur un marché de Bagdad.

Irak : un attentat frappe Bagdad en pleine visite de François Hollande contre le terrorisme

Une voiture piégée a explosé sur la place de Jamila à Bagdad, alors que François Hollande est présent dans la ville afin de se rendre aux côtés des troupes françaises engagées dans la lutte contre Daesh à Mossoul. Le bilan est d’au moins 32 morts  et 61 blessées selon les autorités.