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Aquilino Morelle, Arnaud Montebourg, François Hollande, L'Abdication
L’ancien conseiller élyséen, évincé en 2014 par le chef de l’Etat, publie un livre assassin sur le quinquennat le 11 janvier.
La vengeance est un plat qui se mange froid. Evincé en avril 2014 par François Hollande suite à l’ouverture d’une enquête préliminaire pour conflit d’intérêts (classée sans suite), Aquilino Morelle a choisi ce 11 janvier, à quelques mois de l’élection présidentielle et à la date emblématique de la marche républicaine, pour publier « L’Abdication » (Grasset), un livre assassin sur l’exercice du pouvoir et le bilan du quinquennat.
« La vérité est simple et cruelle: François Hollande ne voulait pas exercer le pouvoir ; il voulait seulement être président de la République« , a taclé Aquilino Morelle, selon lequel « toutes les qualités de l’homme » pour « conquérir le pouvoir, se sont retournées contre lui une fois à l’Elysée ». Et de lancer: « Etrange président que cet homme plein de charme et dénué de toute autorité ». La renonciation du chef de l’Etat? « Ce sont les Français, par leur défiance massive, qui ont imposé au président d’abdiquer. Juste avant la ‘sage décision’ que certains observateurs commentent complaisamment, François Hollande n’était plus crédité que de moins de 10 % d’intentions de vote: être candidat dans de telles conditions relevait du vœu pieux. »
Défenseur en 2011 du concept de « démondialisation » porté alors par Arnaud Montebourg, inspirateur du célèbre discours du Bourget de François Hollande en 2012, Aquilino Morelle n’est guère plus tendre avec le Parti socialiste. « Tant que la gauche européenne ne sortira pas de l’européisme et du libéralisme dans lequel elle s’est perdue, les peuples se détourneront d’elle », prévient-il, accusant François Mitterrand d’avoir « escamoté » le socialisme et en « faisant apparaître l’européisme pour consoler la gauche ».