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François Bayrou, crédité de seulement 5 à 6% d’intentions de vote dans les sondages, renonce à sa candidature à la Présidentielle 2017 et annonce son soutient à Macron en lui proposant une alliance.

François Bayrou tranche ce mercredi la question de sa candidature à l’élection présidentielle 2017
Afp/Joël Saget
Bayrou a largement démontré depuis 15 ans qu’il pouvait tracer sa route, comme bon lui semble. L’enfant du Béarn, le fils de paysans à la tête dure qui tente de faire exister le coeur centriste de la France avec un bonheur inégal a pourtant renoncé. C’est une très bonne nouvelle pour Emmanuel Macron,et une très nouvelle pour François Fillon.
« L’aveuglement de la droite m’empêche de réaliser l’accord que j’avais avec Alain Juppé, a-t-il déclaré lors de sa conférence de presse, au suspense très bien maintenu. L’attrait de cette bataille correspond à ma pente et à mon goût mais nous dans une situation d’extrême risque. A situation exceptionnelle il faut une réponse exceptionnelle. La dispersion des suffrages ne peut qu’aggraver. j’ai décidé de faire à Emmanuel Macron une offre d’alliance, je lui dit le danger est trop grand. C’est sans doute un geste d’abnégation mais un geste d’espoir pour notre pays ».
Le leader a aussi affirmé : avoir « examiné depuis plusieurs semaines l’état de notre pays (…), je peux vous dire à quel point la gravité de la situation m’a frappée (…). « A droite, le dévoilement des affaires révèle l’existence de privilèges et de dérives. Il y a toujours davantage de privilèges pour ceux qui sont en haut. Cette situation nourrit le pire des risques. L’extrême droite fait planer pour notre pays, un danger immédiat. Dans ce contexte je mesure ma responsabilité personnelle ».
François Bayrou, 65 ans, a déjà été candidat à la présidentielle à trois reprises, avec des scores très variables: un petit 6,84% en 2002, un très beau 18,57% en 2007 où il a même pu espérer un moment se qualifier pour le second tour et enfin 9,13% en 2012. Dans les sondages, il est actuellement autour de 5 à 6% d’intentions de vote.
François Bayrou avait choisi l’an dernier de se ranger derrière la bannière de son ami Alain Juppé, maire LR de Bordeaux, longtemps favori des sondages avant d’être largement battu fin novembre au second tour de la primaire de la droite par François Fillon.
Depuis, l’ex-ministre de l’Éducation nationale martèle qu’il dira, courant février, si lui-même y va ou pas. Le 31 janvier, alors que François Fillon se retrouvait englué dans le « Penelopegate », il avait fait un pas vers une candidature en se disant prêt à tout faire « pour que la France s’en sorte ».