Étiquettes
EI, FDS, la coalition, Raqqa, Syrie
La Turquie a déploré un accord qui aurait permis à des djihadistes de quitter la ville syrienne de Raqqa, estimant qu’il montrait le bien-fondé de ses mises en garde à Washington contre sa collaboration avec les milices kurdes.
Juste avant la chute de Raqqa, dont le groupe djihadiste Etat islamique (EI) avait fait la capitale de son «califat», un convoi présenté comme transportant plus de 3.000 civils avait quitté la ville le 14 octobre, à la faveur d’un accord négocié avec le «Conseil civil», une administration locale mise en place par les combattants antidjihadistes kurdes et arabes des Forces démocratiques syriennes (FDS) soutenues par la coalition internationale.
La coalition avait alors affirmé avoir reçu l’assurance des FDS que les combattants étrangers de l’EI ne pourraient pas quitter la ville.
Passés en Turquie en vue de préparer des attentats en Europe ?
Mais dans un reportage publié lundi, la BBC a rapporté les propos de plusieurs chauffeurs des véhicules du convoi, qui ont raconté avoir transporté plusieurs centaines de combattants lourdement armés, notamment des étrangers. Selon la BBC, plusieurs d’entre eux auraient réussi à passer en Turquie pour y préparer des attentats en Europe.
Les milices kurdes YPG qu’Ankara considère comme une «organisation terroriste» sont la principale composante des FDS.
«La révélation selon laquelle les soi-disant ’Forces démocratiques syriennes’ ont conclu un accord avec l’organisation terroriste Daech (acronyme arabe de l’EI) pour évacuer un grand nombre de ses terroristes de Raqa est extrêmement grave et édifiante», a déclaré le ministère turc des Affaires étrangères dans un communiqué publié tard mardi.