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Le président de la République avait profité de la tenue des Assises de la maternelle, qui se tenaient fin mars à Paris, pour annoncer que l’école deviendra obligatoire dès 3 ans à la rentrée 2019/2020 (lire Maire info du 28 mars). Si elle « partage le souhait du président de la République de rendre obligatoire l’inscription à l’école des enfants dès l’âge de 3 ans », l’AMF émet cependant quelques réserves : « Que cette décision de l’Etat n’entraîne aucun surcoût pour les communes et que les postes d’enseignants nécessaires soient créés ».
Dans un communiqué publié ce matin, l’association indique qu’elle « sera particulièrement vigilante sur certains aspects de la mise en œuvre de cette réforme ». « Le taux élevé de scolarisation des enfants de 3 ans à l’échelle nationale peut cacher des réalités plus contrastées, notamment dans des territoires déjà fragiles comme l’outre-mer et certains territoires ruraux », souligne l’AMF. Elle se montrera donc « vigilante » sur les « difficultés particulières en termes de locaux et d’encadrement » que pourraient rencontrer les communes de ces territoires.
L’AMF « s’interroge également sur les incidences de cette mesure au regard du principe de parité entre l’enseignement privé et l’enseignement public » et annonce qu’elle « refusera toute nouvelle prise en charge obligatoire des dépenses de fonctionnement des écoles maternelles privées sous contrat d’association ». L’association rappelle enfin que si les « élus sont attachés au rôle éducatif des Atsem », ils le sont « dans le respect des compétences de chacun », et ils « s’opposent à une modification des taux d’encadrement actuels qui prévoient une obligation d’une Astem par école maternelle, à la charge des communes ».