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Par Fabrice Gliszczynski 
(Crédits : Reuters)
Après le référendum lancé auprès des salariés a désavoué la direction. Arrivé il y a moins de deux ans, Jean-Marc Janaillac va démissionner, plongeant Air France et Air France-KLM dans une nouvelle crise.

Coup de tonnerre à Air France. Alors qu’il avait mis sa démission dans la balance dans le référendum qu’il avait lancé pour régler le différend salarial avec les syndicats, Jean-Marc Janaillac, le PDG d’Air France-KLM et Président d’Air France vont démissionner. Sa proposition de hausse de salaire de 2% en 2018 et de 5% de 2019 à 2021 a été refusée par les salariés qui ont voté « Non » à hauteur de 55% sur une participation de plus de 80%. De fait, ils soutiennent l’intersyndicale qui exige une hausse de 5,1% pour la seule année 2018.

Plan stratégique forcément décalé

Il s’agit d’une surprise alors que les grévistes étaient minoritaires. Ce départ, qui intervient moins de deux ans après son arrivée, constitue un coup dur pour le groupe. Le temps de relancer le processus de nomination d’un nouveau patron, et le temps que ce dernier s’empare des dossiers, Air France et Air France-KLM vont rester paralysés pendant une bonne année. Le fameux plan stratégique qui devait être annoncé prochainement sera évidemment reporté, décalant d’autant des mesures indispensables à Air France pour préparer l’avenir et être prête lorsque l’environnement se retournera. De quoi permettre aux concurrents, déjà en avance de creuser l’écart. À plus court terme, rien n’est réglé. Deux autres journées de grève sont encore prévues la semaine prochaine, portant à 14 et 15 le nombre de jours de grève depuis février.  Les syndicats vont vouloir reprendre les négociations. Mais qui pourrait signer un éventuel accord.

Le SNPL a eu son deuxième PDG en deux ans

L’intersyndicale et le bureau du SNPL, en particulier son président Philippe Evain, peuvent se réjouir de ne pas avoir été désavoués par ce référendum. Le président du SNPL peut même se targuer d’avoir la tête de son deuxième PDG sur son tableau de chasse après celle d’Alexandre de Juniac, contraint de démissionner en 2016 face à la grogne sociale.

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